Renault

Le plan automobile annoncé par Macron en début de semaine a trouvé une première application chez Renault : la suppression de 15 000 emplois dans le monde dont 5 000 en France, la restructuration-fermeture de plusieurs usines, des suppressions d’activités dans les secteurs de l’ingénierie.

«Une seule alternative, le rapport de force ! », peut-on également lire sur les tracts de l’intersyndicale de l’usine (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Sud). L’usine Renault de Maubeuge (Nord) est à l’arrêt depuis vendredi matin. 
Renault a donc confirmé sa décision de supprimer 15 000 postes à travers le monde, dont 4 600 en France. Des premières ripostes ont eu leu dès cette matinée du 29 mai : il en sera rendu compte à mesure de leur déroulement.
Renault est mis en accusation  dans les différentes usines fabriquant de véhicules utilitaires. Après l’usine de Sandouville qui fabrique les Kangoo, c’est au tour de l’usine de Batilly qui fabrique les « Master » .
Jeudi 28 mai, Nissan a confirmé la fermeture de l’usine de Barcelone.
Une grève bloque la production de l’usine de Barcelone depuis le 6 mai. Immédiatement après l’annonce de la décision de Nissan, une manifestation des ouvriers de Nissan est en cours.
Macron a confirmé mardi 26 mai son plan à huit milliards d’euros tel qu’il était distillé depuis plusieurs jours par ses communicants. Il en a seulement rajouté dans l’esbroufe, et a laissé libre Renault de mettre en application les fermetures d’usine envisagées.
L’usine de Choisy-le-Roi, dans le Val de Marne, est parmi les quatre usines que Renault menace de fermer. La confirmation de ces décisions scélérates est attendues pour le vendredi 28 mai.
Réglons son compte à cette véritable « fausse nouvelle » selon laquelle la fermeture envisagée de 4 usines par Renault serait la conséquence du coronavirus.
C’est par la presse que les ouvriers de la fonderie de Caudan (ex-SBFM), filiale de Renault depuis 2009, ont appris le sort qui était réservé à leur usine et à leur emploi.
Jusqu’à cette fin de semaine dernière, la direction locale de l’entreprise affirmait n’être au courant de rien !
Selon des informations de presse non démenties à ce jour, quatre usines Renault sont aujourd'hui menacées de fermeture : Choisy-le-Roi, Dieppe, les fonderies de Bretagne et Flins.

Pages

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.

Souscrire à Renault