Pays basque

Samedi 11 janvier, deux manifestations se sont tenues en Pays basque, une au nord à Bayonne avec 10 000 personnes, une au sud à Bilbao avec 70 000 personnes environ. 

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La Cour d’Appel de Pau, puis la Cour de Cassation, ont validé le mandat d’arrêt européen délivré par les autorités espagnoles à l’encontre d’Aurore Martin, militante de nationalité française de l’organisation indépendantiste basque Batasuna.
Ces derniers mois, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le mandat d’arrêt européen (MAE).
Après la semaine de mobilisation à Ispoure et la déclaration des éluEs sur leur volonté d’héberger les huit jeunes militants de Segi (lire Tout est à nous ! n° 92), la répression s’est très vite organisée. La police française a immédiatement fait son sale boulot.
Ce sont aujourd’hui huit jeunes du mouvement de jeunesse Segi qui risquent d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt européen. En fait, c’est déjà le cas pour l’une d’entre eux, Alaia Zaldivar.
Prolongement de la stratégie entamée par la gauche abertzale : ancrage dans un processus démocratique et mobilisation de la communauté international...
Le 29 décembre à Saint-Sébastien (État espagnol), une conférence de presse a réuni des militantEs politiques et syndicaux de nationalité française pour exiger l’arrêt des poursuites contre Aurore Martin et l’abrogation du mandat d’arrêt européen.
Militante du parti indépendantiste basque Batasuna (légal en France), Aurore Martin est sous le coup d’une extradition imminente vers l’Espagne depuis que la cours d’appel de Pau a validé le mandat d’arrêt européen délivré par la justice espagnole. Elle risque 10 à 12 ans de prison.
Dans un arrêt du 16 décembre, la Cour de cassation a confirmé la possibilité d’appliquer à Aurore Martin le mandat d’arrêt européen. Elle peut donc être remise à l’État espagnol pour des activités qui sont licites en France.

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