Notre Dame Des Landes

« Vous n’entendrez plus parler de Notre-Dame-des-Landes » avait prophétisé Gérard Collomb en mai dernier, quelques jours avant que Maxime voit sa main arrachée par une grenade de la gendarmerie.

Le mercredi 30 mai, un peu plus de 300 personnes ont défilé à Nantes, en soutien à Maxime, dont la main a été arrachée sur la Zad, et en soutien à toutes les victimes des violences policières.
Entre deux interventions policières, la Zad continue à vivre, à tisser les solidarités et négocier son avenir. [NB : cet article a été rédigé avant qu'un jeune manifestant soit grièvement blessé, le 22 mai, par l'explosion d'une grenade.]
Depuis le 9 avril, la Zad de Notre-Dame-des-Landes est devenue le terrain privilégié de la violence d’État. Face à cette répression, le mouvement d’opposition à l’aéroport tente de défendre un capital collectif.
Le samedi 14 avril avait pourtant bien débuté. À 14h30 une manifestation à l’appel de l’intersyndicale, des cheminotEs et des étudiantEs, rassemble pas moins de 5000 personnes.
Les quelques jours que nous venons de vivre à la Zad ne s'expliquent pas simplement. Comme pour beaucoup de batailles politiques, il faut longuement décrire le tableau des forces en présences pour expliquer l'enchaînement soudain des événements.
Défaire toute résistance est la priorité du gouvernement : il veut infliger des défaites à tous les mouvements sociaux, à tous les secteurs, à toutes les luttes.
Macron a choisi la force à Notre-Dame-des-Landes : pas moins de 2 500 gendarmes pour évacuer une partie de la ZAD !
Lundi 9 avril à 4h du matin, 2500 gendarmes mobiles et des véhicules blindés ont attaqué la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ils ont interdit les journalistes, puis répandu un nuage de fumées lacrymogènes et assourdissantes.
Alors que la grève des cheminot.e.s bat son plein, que dans les universités le mouvement contre la sélection s'élargit et se renforce... il décide l'évacuation par la force de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

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