MEDEF

Six milliards d’euros. C’est, selon de premières estimations, le montant – minimum – auquel s’établiraient les fraudes au chômage partiel.

La première année du quinquennat Hollande a été marquée par ses reniements incessants et ses « preuves d’amour » en faveur du Medef. Mais ce n’était pas suffisant, Hollande a donc déclaré sa flamme.
Rarement un accord national interprofessionnel (ANI) aura entériné autant de reculs pour les salariés que celui qui vient d’être conclu par le patronat et trois syndicats.
Dans la continuité du « pacte de compétitivité » et du cadeau de 20 milliards d’euros au patronat, le gouvernement a fait de l’accord pour « un nouveau modèle économique et social », signé vendredi 11 janvier par le Medef et trois syndicats, l’enjeu central de sa politique.
Hollande met la pression sur les « partenaires sociaux » : ils doivent finaliser un accord sur l’emploi et la compétitivité des entreprises les 10 et 11 janvier 2013 qu’ils auraient déjà dû conclure à la fin décembre.
On a beau dire,  ils ne font qu’un : entre le club des friqués, l’Association française des entreprises privées (AFEP), et les tenants de l’idéologie bourgeoise, l’UMP, la mayonnaise prend bien.
Le gouvernement Ayrault vient d’annoncer, mardi 6 novembre, un cadeau de 20 milliards d’euros aux patrons, compensé par une baisse supplémentaire des dépenses publiques et une hausse de la TVA.
Les pseudos pigeons ont obtenu en trois jours un recul du gouvernement de plusieurs centaines de millions d’euros. Du coup, pourquoi se gêner ? Là, ce sont les gros vautours qui montent à l’assaut.

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