MEDEF

Six milliards d’euros. C’est, selon de premières estimations, le montant – minimum – auquel s’établiraient les fraudes au chômage partiel.

Lors de ses vœux du 31 décembre, de sa conférence de presse du 14 janvier et de ses vœux « aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi » ce mardi 21 janvier, Hollande a donc confirmé l’orientation menée depuis 18 mois : une politique au seul bénéfice du patronat.
Au-delà de paroles creuses sur la « France forte », c’est la création d’un pacte de responsabilité avec les patrons qui a constitué la principale annonce du président lors de ses vœux du 31 décembre.
Le projet de loi de finances pour 2014 comporte dans son article 60 une disposition particulièrement scandaleuse. 
Le Medef et ses divers relais se sont trouvés un nouveau combat : la liberté du travail. On a droit à un beau florilège d’arguments, de l’évolution sociétale à la défense intégriste de la liberté individuelle de travailler comme on veut et quand on veut...
Le 19 août dernier, Pierre Gattaz, le nouveau patron du Medef, avait fait connaître les exigences du patronat dans une tribune publiée dans les Échos.
Mardi 27 août, à peine sorti de la pseudo concertation avec les « partenaires  sociaux », Ayrault a présenté la première réforme des retraites menée par la gauche.
Vingt-sept ans après son père, Gattaz, le fils de son père, a été élu avec 95 % des voix lors de l’assemblée générale du Medef.
Chronique de la lutte des places. Pour le monde du travail, peu importe le nom qui sortira du chapeau le 3 juillet pour remplacer Laurence Parisot à la présidence du Medef. Ce sera de toute manière un patron décidé à poursuivre l’offensive pour dézinguer les droits des salariéEs.
Et encore une promesse électorale enterrée ! La loi sur l’organisation des entreprises privées contre les rémunérations abusives des patrons et pour la représentation salariale ne verra donc jamais le jour.

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