Maroc

De Meriem Ben M’Barek. Film franco-qatarien-marocain, 1h25, 2018. 

Le procès fleuve des manifestants du hirak du Rif s’est achevé mardi 26 juin au soir, sur de très lourdes peines, dignes des « années de plomb ». Les principaux animateurs du mouvement populaire rifain ont écopé de 20 ans de prison.
Depuis le 20 avril 2018, à la suite d’un appel anonyme sur Facebook rapidement devenu viral, des franges de plus en plus importantes de la population marocaine se sont mises à boycotter trois entreprises locales – chacune leader dans son marché – accusées de faire des profits exces
Pendant plus d’un an, le Hirak (« mouvement ») du Rif, par son caractère de masse, pacifique et déterminé, a révélé au grand jour la profondeur du ras-le-bol populaire et la crise politique d’un pouvoir incapable de répondre, même partiellement, à des revendications élémentaires.
La mobilisation populaire au Rif a maintenant un an d’existence.
Le 28 octobre, le hirak (« mouvement ») rifain aura un an d’existence. Le bilan est lourd : plus de 1 000 interpellations, près de 500 personnes poursuivies ou en détention, trois morts, des dizaines de grévistes de la faim dont certains sont dans un état critique.
Le Maroc aurait été « épargné » par la vague de soulèvements de 2011, en raison de la forte légitimité de la monarchie, à croire certains.
Le 20 juillet dernier, une grande journée de mobilisation était organisée dans le Rif, en rébellion depuis plusieurs mois contre le pouvoir marocain.
Entretien. Depuis plusieurs mois, les habitantEs du Rif, au nord du Maroc, se mobilisent pour davantage de dignité et de justice sociale. Ils font face à une répression féroce du régime.
La démocratie de Mohammed VI se résume au règne de la matraque et des expéditions punitives contre le peuple du Rif qui, depuis des mois, se bat pour la justice sociale, la dignité et la liberté.

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