luttes sociales

Tout doit changer pour que rien ne change ? « Jours d’après » ou « jours heureux », ces dernières semaines, Macron, Philippe et leurs amis ont eu plein la bouche des mots qui résonneraient à la mesure de la crise sanitaire et sociale que nous traversons.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, le déconfinement est lancé et, sans surprise, l’amateurisme et les mensonges de celles et ceux qui nous gouvernent continuent, avec comme seule préoccupation la « reprise de l’économie » qui, dans les faits, signifie la course aux profits, coûte que
Le 31 mars, une « manif de confinement » était organisée par le collectif « Projections Covid-19 », Tarik, militant au NPA et l’un des organisateurs de l’événement, a répondu à nos questions.
Quel a été votre réaction au début du confinement ?
Ces derniers jours, la colère de cheminotEs a éclaté à l’annonce par la direction, le 1er avril, qu’elle imposerait cinq jours de repos compensateurs (équivalent de RTT) dans la période de confinement, voire irait les chercher sur les comptes épargne-temps.
Marion Montaigne, présidente du jury du 47e festival d’Angoulême, avait annoncé la couleur dès le 17 janvier : pas d’opération « BD2020 » sans revalorisation de la situation sociale des auteurEs.
Alors que se discute la mise en place d’une innovante « Place de Grève
Convergence des luttes, front unique, unité, autant d’expressions reprises quand on tente d’élaborer des stratégies pour gagner contre Macron et son monde.
Au fur et à mesure que le froid s’installe sur le territoire, que les vidéos et appels se multiplient pour un mouvement de grève à partir du 5 décembre, dans de nombreuses têtes émerge l’idée d’un nouvel hiver 1995 contre la réforme des retraites Delevoye. L’analogie n’est pas sans fondements.
Cette rentrée sociale et politique vient confirmer que l’été n’a pas suspendu la situation qui s’était cristallisée auparavant.
Face à un gouvernement déterminé à poursuivre son entreprise de destruction sociale et d’écrasement de résistance, et avec la menace de plus en plus pesante de l’extrême droite, la gauche sociale et politique n’a d’autre choix que de changer de braquet. 

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