lutte des classes

Tout doit changer pour que rien ne change ? « Jours d’après » ou « jours heureux », ces dernières semaines, Macron, Philippe et leurs amis ont eu plein la bouche des mots qui résonneraient à la mesure de la crise sanitaire et sociale que nous traversons.

Une vague énorme de suppressions d’emplois et de licenciements est devant nous. Cette vague a commencé à frapper les USA où, en quelques semaines le taux de chômage est grimpé à 20 %.
Face aux conséquences de la crise sanitaire, dont l’emballement de la crise économique, le gouvernement de Macron et le Medef ont un projet clair : préserver les dividendes des actionnaires en faisant payer la note aux salariéEs et à la population.
Autour des 16 et 17 mars, à l’annonce des mesures de confinement du gouvernement, plusieurs équipes syndicales, un peu partout en France, ont utilisé des droits d’alerte pour danger grave et imminent compte tenu du positionnement de directions d’entreprise peu enclines à suspendre leurs activités
Après sa condamnation, qui a résonné comme un coup de tonnerre, par le tribunal judiciaire le 14 avril dernier, confirmée par la cour d’appel le 24 avril, Amazon continue ses manœuvres pour l’esquiver, à commencer par l’annonce le 7 mai de se pourvoir en cassation (cf. L’Anticapitaliste
Dans son ouvrage Dire non ne suffit plus (2017), Naomi Klein revient sur ce qu’elle avait nommé, dans l’ouvrage éponyme publié 10 ans plutôt, la « stratégie du choc » : « Une "stratégie du choc" est un ensemble de tactiques brutales qui vise à tirer systématiquement parti du désarroi d’une po
Que se passe-t-il donc ? Voilà que des ministres, des responsables politiques, des patrons, des éditorialistes multiplient les hommages aux travailleurEs devant faire face à l’épidémie.
Bangalore. Ici, dans la ville la plus congestionnée du monde, il y a un silence de minuit à toute heure du jour. Dans les rues, où l’on peut apercevoir de temps en temps des deux-roues ou des piétons, il n’y a ni camions ni transports publics.
Le gouvernement en fait des tonnes sur les remerciements faits aux soignants d’abord puis aux éboueurs ou aux livreurs et finalement à toutes celles et ceux qui vont reprendre le travail dans les prochains jours.
Il n’y a plus de doute sur la profondeur de la crise que nous vivons. Elle va accroitre le chômage et la misère sociale dans les pays capitalistes développés mais surtout dans les pays dominés. Elle constitue un défi lancé à toutes les forces anticapitalistes.

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