Iran

En novembre 1979, la prise en otage du personnel de l’ambassade des États-Unis à Téhéran par des étudiantEs demandant l’extradition de leur roi déchu, le Shah Mohamed Reza Pahlavi, suscita un certain enthousiasme dans le mouvement anti-impérialiste du monde entier.


Le conflit politique violent qui oppose les leaders du régime politique iranien aurait-il sombré dans le sang si n’était aussi fortement présente l’inclination au populisme de M. Ahmadi Nejad ?
Tous les observateurs avaient souligné la dynamique qu’avait suscitée la candidature de Mir-Hossein Moussavi, principal opposant au président de la République sortant Mahmoud Ahmadinejad. Personne n’avait prévu cependant une telle mobilisation pour contester le résultat officiel du scrutin.








Ainsi, ces centaines de milliers de manifestants ne seraient que «poussière» selon le président sortant Ahmadinejad ? Ainsi, son propre peuple n’existerait pas.

Par son soutien sans faille à Mahmoud Ahmadinejad et ses menaces, le Guide suprême, Ali Khamenei, a ouvert les vannes de la répression. La République islamique est à un tournant majeur de son histoire. 
Depuis le 13 juin, au lendemain de l’élection présidentielle truquée, des millions d’Iraniens descendent dans la rue aux cris de « A bas la dictature ».
L'annonce de l'élection du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, dès le premier tour et avec un score invraisemblable, a mis le feu aux poudres.
Dès l'annonce de la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 63% des voix, dès le premier tour, des centaines de milliers d'iraniens sont descendus dans la rue à Téhéran pour dénoncer la fraude électorale. 

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