Iran

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Les récentes mobilisations en Iran ont été l’occasion, dans une certaine gauche, de la réactualisation des thèses campistes, selon lesquelles tout ce qui semble aller contre les intérêts immédiats des États-Unis doit être soutenu, tandis que tout ce qui semble aller dans le sens de

Depuis plusieurs années, l’Iran est secoué par des mouvements de grèves sans précédent. Suite à l’accord de 2015 sur le nucléaire, la société iranienne était dans l’attente « des jours meilleurs » promis par le gouvernement « modéré » de Rouhani.
La République islamique d’Iran est secouée depuis le 28 décembre 2017 par des protestations populaires contre la hausse des prix des produits alimentaires, le chômage de masse, les inégalités sociales toujours plus grandes, le programme brutal d’austérité et la répression politique
L’Iran est un des pays les plus peuplés du Moyen-Orient. C’est le quatrième producteur de pétrole au monde, urbanisé à plus de 70% et alphabétisé à près de 90%.
En Iran, depuis le jeudi 28 décembre, de jour comme de nuit, des travailleurEs, des chômeurEs, dont nombre de jeunes et de femmes, descendent dans la rue. Ce mouvement touche les petites comme les grandes villes, dont la capitale Téhéran.
Depuis le jeudi 28 décembre, la République Islamique d’Iran est secouée par une vague de contestation sociale inédite depuis le mouvement de 2009 contre la réélection d’Ahmadinejad. 
De Mohammad Rasoulof.Reza est un modeste éleveur de poissons rouges. Il a quitté Téhéran pour s’installer à la campagne avec sa femme, directrice du lycée local, et son jeune fils. Il n’aspire qu’à vivre tranquillement. 
Mahmood Salehi, militant ouvrier iranien, a pu sortir de prison le 24 novembre en raison de son état de santé alarmant. Il souffre en effet d’insuffisance rénale grave, et ne vit que grâce à deux dialyses hebdomadaires.
En Iran, de nombreux syndicalistes ont récemment été jetés en prison, parmi lesquels Reza Shahabi et Davood Razavi.
Nous l’évoquions la semaine dernière : la démission surprise du Premier ministre libanais Saad Hariri, le 4 novembre dernier, est un nouvel avatar de la lutte d’influence régionale que se livrent l’Arabie saoudite et l’Iran.

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