Guyane

Le jugement rendu par le tribunal administratif de Basse-Terre en Guadeloupe le vendredi 27 mars a fait trembler le pouvoir colonial.

La crise sanitaire qui accompagne l’épidémie de coronavirus est révélatrice des insuffisances chroniques de l’État français, qui mène en Guyane, comme dans l’ensemble de ses colonies, une politique d’exploitation coloniale associée à un sous-développement endogène.
Sacré « champion de la terre » en septembre par les Nations unies, Macron se pose plutôt en champion des multinationales dans ce territoire français d’outre-mer qu’est la Guyane.
Lors de la dernière université d’été du NPA, deux ateliers animés par le militant anticapitaliste et anticolonial martiniquais Gilbert Pago ont traité de la question coloniale française à travers le prisme de la situation en Guadeloupe, Guyane et Martinique.
S’il existe une constante dans la politique des gouvernements français, c’est la question coloniale. Le principe est clair : pas un seul territoire administré par la France ne doit s’émanciper.
Le mouvement de mars-avril dernier avait braqué les projecteurs sur les impasses de la politique française dans le dernier territoire sous tutelle du continent sud-américain.
Publié par Inprecor, par Vincent Touchaleaume et Adrien Guilleau
Il aura fallu une semaine de mouvements sociaux avant que les médias nationaux ne commencent à s’occuper de ce qui se passait en Guyane, qui est si connue de nos élites qu’un Macron peut en parler comme d’une... île.
Il y aura un avant et un après mouvement. Après cinq semaines de mobilisation et de barrages, l’accord signé avec le gouvernement représente une victoire importante.
Entretien. Sur le barrage bloquant le rectorat (depuis le 23 mars, celui-ci est bloqué et fermé), nous avons rencontré deux actrices du mouvement de lutte en Guyane commencé le 23 mars : Alexia Asselos, 16 ans, représentante des lycéens dans le Kolektif Pou Lagwyann Dékolé (KPLD), et Michelle

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