grèves

Avec entre 800 000 (selon la police) et 1,5 million de manifestantEs (selon la CGT), cette première journée de grève contre la réforme de retraites a été particulièrement suivie.
La première journée de grève appelée contre la réforme de retraites est en train de se terminer.
Depuis des décennies, nous sommes confrontés à la destruction progressive de nos droits sociaux, acquis par les luttes. Le projet de contre-réforme des retraites Macron-Delevoye s’inscrit dans cette même logique.
« Ils nous demandent de faire toujours plus avec toujours moins de moyens. Et en plus, ils voudraient qu’on travaille encore plus longtemps ? » Dans les centres d’ingénierie comme dans les usines, la parole se libère à l’approche du 5 décembre.
En 10 ans c’est la première fois que des collègues viennent me voir pour me poser cette question. Il faut dire qu’en général soit cette activité est réservée à un petit nombre d’initiés qui en ont l’habitude, soit il s’agit d’un débrayage collectif à la production.
Depuis plusieurs semaines déjà, CGT 13 et Solidaires appelent au 5 décembre et à ses suites. Le meeting intersyndical du 14 novembre (CGT, FSU, Solidaires, UNEF, FSE, Gilets jaunes) avait donné un ton unitaire à cet appel.
C’est dans un contexte de baisse de production, de licenciements d’intérimaires et d’inquiétude que s’est préparé le 5 décembre.
La réforme des retraites a pour objectif de diminuer considérablement les pensions des fonctionnaires, et en particulier de l’ensemble des personnels de l’éducation nationale.
Que la journée de grève du jeudi 5 décembre se traduise par un blocage du pays à un niveau que l’on n’avait pas vu depuis novembre-décembre 1995 est une quasi-certitude.

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