Grande-Bretagne

Boris Johnson est Premier ministre du Royaume-Uni depuis fin juillet. Choisi par quelques dizaines de milliers de membres du Parti conservateur, il a succédé à Theresa May qui avait repris le poste de David Cameron, démissionnaire suite au référendum en 2016.

Les ondes de choc du Brexit sont loin d’avoir fini d’impacter la société britannique. Si les deux principaux partis (conservateur et travailliste) ont été sérieusement secoués, l’avenir n’est nullement écrit dans le marbre.
Les responsables de la City étaient allés se coucher confiants après un ultime sondage annonçant la victoire du Remain (« rester » dans l’Union européenne) et alors que Nigel Farage, dirigeant de l’UKIP (Parti  de l’indépendance du Royaume-Uni) et l’un des chefs de file du Leave
Nombre d’analyses de gauche du référendum britannique et de ses résultats mettent en avant la mainmise de la droite conservatrice et raciste sur la campagne en faveur de l’« exit » et la dynamique politique xénophobe qui en résulte.
Un vote de classe... La bourgeoisie européenne et la grande majorité de la bourgeoisie britannique ont fait une campagne acharnée en faveur du « Brimain » (rester dans l’UE).
La victoire du Brexit est une nouvelle illustration de l’incapacité des bourgeoisies européennes et de leurs États à construire l’Europe autrement que comme une vaste zone de libre-échange.
Certains ont présenté le Brexit comme un vote de classe, le vote des exploités et des opprimés contre celui des possédants, de la City et de la grande majorité de la bourgeoisie anglaise, un vote de déstabilisation de l’Union européenne...
Theresa May devient Première ministre britannique, espérant colmater la crise politique et reporter l’impact du Brexit sur les classes populaires.
La victoire du Brexit entraîne une déstabilisation importante de l’organisation des classes dominantes de l’Union européenne. Les grandes manœuvres sont donc déclenchées, où chaque secteur du capital cherche à tirer son épingle du jeu.
Depuis le référendum britannique du 23 juin, la situation a évolué très rapidement. La livre sterling est tombée de façon spectaculaire à son plus bas niveau depuis 1985 et la Grande-Bretagne a perdu son triple AAA. Une récession est tout à fait possible.

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