Front national (FN)

C’est donc une agression à l’arme blanche dans les rues de Villeurbanne qui a servi de énième prétexte à un déchaînement raciste et anti-migrantEs.

Parti politique, groupe extraparlementaire, mouvement tourné vers l‘action, ou encore « think tank » qui se consacre à l’élaboration d’idées… fascistes ?
Elle rêverait bien, en cette rentrée 2012, d’être la cheffe – vraie et unique – de l’opposition. Ainsi Marine Le Pen déclare-t-elle, tout de go, au petit matin du 4 septembre au micro de BFMTV et RMC : « Je suis la leader de l’opposition au système. »
La troisième place de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle française (22 avril 2012), qui améliore en nombre de voix le score de son père obtenu en 2002, s’inscrit dans une dynamique de fond, à l’échelle de l’Europe tout entière.
Après la défaite, vient l’heure des bilans. L’UMP en pleine déconfiture doit faire son choix entre la ligne compatible avec le FN et celle de la droite dite sociale. 
Alors que l’UMP opte pour le ni-ni, certains candidats se désistent pour le FN.
En nombre de voix, l’extrême droite progresse. C’est un des dangers de l’heure. Pour le contrer, les prétentions morales seront de piètres remparts, alors que la politique concrète de la gauche au pouvoir se soumettra à la puissance de l’argent, du capital.
Avec 18 % des voix au premier tour, un entre-deux-tours d’une incroyable démagogie raciste et réactionnaire, et Sarkozy finalement battu, Marine Le Pen se frotte les mains et se proclame « chef de l’opposition ». 
Le score de Marine Le Pen est sans précédent : 17,9 %, 6,4 millions de voix, soit un million de plus que son père en 2002.
René Monzat, fondateur de Ras l’front, nous a accordé un entretien, durant le Forum social antiraciste (FSA) le 7 avril dernier.

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