Front national (FN)

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Florian Philippot a-t-il vraiment divorcé avec le FN, le regrette-t-il, s’en éloigne-t-il ? Ou pourrait-il un jour en être, au moins, un allié ? La question occupe les médias, où le désormais ex-idéologue du FN entre 2011 et 2017 reste un invité très fréquent.

Si les contours de l’extrême droite sont à peu près fixes, les éléments qui la composent sont variables. Phénomènes de mode militante, opportunisme de l’activisme, lutte des egos : le paysage est mouvant, mais dynamique depuis les années 2000, avec une accélération au tournant 2010.
C’est dans le contexte actuel de vifs débats sur son orientation, marqué par le départ de Florian Philippot, que le FN tente de se positionner, tant bien que mal, à propos de la « réforme » du code du travail impulsée par Emmanuel Macron. 
Déstabilisé par sa défaite à l’élection présidentielle, analysée par Bruno Mégret comme « l’échec d’une stratégie » et qualifiée par Jean-Yves Le Gallou de « fiasco intégral », le Front national voit les difficultés s’amonceler.
La situation est paradoxale pour un Front national qui vient de réaliser le meilleur résultat de son histoire (10,6 millions d’électeurs), mais qui semble depuis plongé dans une crise stratégique et politique inextricable comme s’il avait connu une défaite. 
Après avoir obtenu aux présidentielles un score bien en-deçà de ce que les sondages lui avaient longtemps prédit, le Front National n’a réuni que 2,9 millions des voix aux législatives.
Dessin de Farid Boudjellal, scénario de François Durpaire, Les arènes – Démopolis, 2017, 20 euros. Avec cette série, François Durpaire imagine la victoire de Marine Le Pen à l’élection présidentielle de 2017 et la mise en pratique du programme du Front national.
Lorsqu’une potion magique n’a pas suffi – malgré les attentes et les promesses – pour venir à bout des légions adverses, il faut d’urgence en modifier la composition.
Pas de raz-de-marée bleu marine à l’Assemblée suite à la vague présidentielle, mais le reflux dépose tout de même huit députéEs, contre deux en 2012...
Avec 13,2 % des voix au premier tour des législatives, le Front national essuie un premier revers électoral depuis l’arrivée de Marine Le Pen à sa présidence, dont le score extrêmement élevé dans le Pas-de-Calais est l’arbre qui cache la forêt.

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