Front national (FN)

Quatre camarades de la CGT sont convoqués au tribunal de Valenciennes le 21 novembre. Ils sont poursuivis pour de prétendues « violences volontaires » à l’encontre du député du Rassemblement national (ex-FN) de la 19e circonscription du Nord, Sébastien Chenu.

Entretien. À l’occasion de la sortie de son livre la Possibilité du fascisme (éditions la Découverte), nous avons rencontré Ugo Palheta. 
Le 1er mai dernier, le FN aurait pu célébrer la journée internationale des travailleurs dans le bassin minier des Flandres… mais il organisait plutôt à Nice la « fête des Nations » avec son groupe du Parlement européen, le Mouvement pour une Europe des nations et des libertés (MENL).
Au premier et plus encore au second tour de l’élection présidentielle de 2017, malgré sa prestation catastrophique dans son face-à-face télévisé avec Macron, Marine Le Pen avait explosé tous les scores antérieurs du FN. Mais depuis, les ennuis, les revers voire les crises s’accumulent.
La dimension violente couplée aux querelles d’égo des petits chefs rend incontrôlables, par un FN en quête de respectabilité, les groupes. D’autant que ces franges radicales ne témoignent pas forcément de la sympathie politique pour Marine Le Pen.
Le principal danger des structures du type « Bastion social » est sécuritaire. Presque à chaque fois, les villes qui ont vu éclore des « bastions sociaux » ont subi des violences d’extrême droite, véritables signaux avant-coureurs.
Les mobilisations dans les universités polarisent le milieu étudiant et focalisent l’attention des médias. La proximité dans une même enceinte de groupes politiques opposés crée parfois des étincelles. Sans remonter jusqu’aux années 1960, voire 1930, on en trouve des exemples.
Pour agir, l’extrême droite a besoin d’être structurée. La présence d’un local militant est un point d’appui. Dans ce contexte, l’activisme du « Bastion social » pourrait apparaître comme un élément de recomposition.
Ces derniers jours, les provocations et agressions de groupes d’extrême droite contre des étudiantEs et lycéenEs mobilisés contre la sélection à l’université se sont multipliées : à Montpellier (22 mars), Lille (26 mars), Strasbourg (28 mars)… Des attaques qui font suite à la violente
Le Front national tenait son congrès à Lille les 10 et 11 mars.

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