Rassemblement national (FN et RN)

Louis Aliot vient d’être élu maire de Perpignan.

L’extrême droite s’est emparée de la première ville de plus de 100.000 habitantEs depuis Toulon en 1995, avec seulement 15.743 voix contre 17.744 en 2014, soit une perte de 2000 voix quand même.

Le bilan du second tour des élections municipales de 2020 est assez contrasté pour l’extrême droite française et son principal parti, le Rassemblement national (RN).
Ci-dessous la motion que le NPA présente au vote à l’occasion de la consultation interne organisée par L’Alternative - Perpignan écologique et solidaire qui a présenté une liste au premier tour des élections municipales de Perpignan et qui a obtenu un peu plus de 6,5%.
1h37 min, sorti le 5 février 2020. 
En ces temps d’épidémie et de confinement, l’extrême droite tente, à son habitude, de surfer sur les légitimes craintes et préoccupations des classes populaires. 
Le RN comptait sur les municipales. Avec la réélection de ses maires, son principal objectif est certes atteint, mais le RN a été touché par l’abstention de son électorat. L’appel du RN à conforter son implantation locale n’aura pas vaincu les angoisses liées à l’épidémie.
En meilleure posture qu’en 2014, après ses derniers succès électoraux, le RN abordait néanmoins ces municipales avec des ambitions mesurées. Conserver les communes conquises en 2014 (et faire oublier le fiasco toulonnais de 1995 !) et, à partir de là, élargir son influence territoriale.
C’est donc une agression à l’arme blanche dans les rues de Villeurbanne qui a servi de énième prétexte à un déchaînement raciste et anti-migrantEs.
Essai de Vincent Jarousseau, Éditions les Arènes, 160 pages, 22 euros. 
Comme en 2014, c’est le Front national, devenu Rassemblement national, qui est arrivé en tête du scrutin européen.

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