France télécom

Entretien. Les plans Next et Act ont organisé une restructuration en profondeur, sur deux ans (2006-2008), de France Télécom, ancienne administration devenue entreprise privée.

SUD attaque au pénal la direction de France Télécom pour « souffrance au travail », après des années de pressions froidement calculées contre les salariés.
Sur la base d’un rapport d’une inspectrice du travail, qui pointe sévèrement la volonté des dirigeants de France Télécom de se débarrasser de 22 000 salariés, une action pénale est engagée pour « harcèlement moral » devant le parquet de Paris.
Les suicides àFrance Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies.
«On ne mesure pas la puissance d'une idéologie aux seules réponses qu'elle est capable de donner, mais aussi aux questions qu'elle parvient à étouffer».
Günter Anders, L'Obsolescence de l'homme (1956)








Un 24e suicide en 18 mois a eu lieu, aujourd'hui, en Haute-Savoie : un salarié de 51 ans, récemment victime d'une mutation professionnelle forcée et qui a laissé un message mettant clairement en cause le climat au sein de France Télécom.







La vague de suicides qui s’abat sur le personnel de France Télécom depuis dix huit mois ne doit rien au hasard. D’ailleurs, pour l’essentiel, les salariés qui en sont les victimes, mettent directement en cause l’entreprise comme responsable de leur acte désespéré.
Après avoir longtemps nié la gravité du problème, la direction de France Télécom, après le 23e suicide en dix-huit mois, se retrouve sur la sellette et contrainte de reconnaître qu'elle ne peut plus s'en tirer comme s'il s'agissait de défaillances individuelles d'employé-e-s fragiles.
Dans la nuit du 13 au 14 juillet 2009, Michel Deparis, salarié à France Telecom Marseille (Bouches-du-Rhône) s'est donné la mort, expliquant son geste dans une lettre :

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