France télécom

Entretien. Les plans Next et Act ont organisé une restructuration en profondeur, sur deux ans (2006-2008), de France Télécom, ancienne administration devenue entreprise privée.

Soixante, c’est le nombre de salariéEs de France Telecom qui se sont suicidés entre 2006 et 2010, tandis que des centaines d’autres ont vu leur vie brisée par le burn out et la dépression.  
Ils sont tous coupables ! Quel que soit le jugement que portera une justice que nous savons bridée, il sera issu de ce qui s’annonce comme un procès d’envergure (du 6 mai au 12 juillet), fortement médiatisé.
Les suicides liés aux organisations de travail ne font que se multiplier.
« En 2007, je ferai les départs d'une façon ou d'une autre, par la fenêtre ou par la porte. » C’est ainsi qu’en octobre 2006, Didier Lombard, patron à l’époque de France Télécom, avait annoncé son intention de dégraisser l’entreprise de 22 000 emplois…
Comme dans tous les secteurs économiques et industriels, la sauvegarde ou la restauration de la compétitivité sont les arguments invoqués pour justifier les plans sociaux les plus brutaux. Reste à trouver les explications à des problèmes de compétitivité.
Entre 2008 et 2010, 52 suicides et 28 tentatives ont été recensés au sein du personnel de France Télécom Orange.
Après le suicide d’un salarié de France Télécom, rien ne semble avoir changé dans l’entreprise. Jean-Michel Gendek, salarié de France Télécom à Bordeaux et militant SUD, en témoigne.
Mardi 26 Avril, Rémi, employé de France Télécom à Bordeaux, s'immole par le feu sur son ancien lieu de travail.
SUD attaque au pénal la direction de France Télécom pour « souffrance au travail », après des années de pressions froidement calculées contre les salariés.

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