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Depuis le début du mois, le gouvernement français s’est engagé dans un conflit au Tchad, en soutien au dictateur Idriss Déby.  

Depuis son intervention militaire en Centrafrique, le gouvernement français est confronté à une aggravation de la situation militaire et une absence de solution politique crédible. Le risque de l’enlisement augmente chaque jour.
Mardi 9 décembre, aucune voix ne s’est exprimée pour condamner l’intervention militaire française en Centrafrique lors du débat parlementaire sans vote.
« Présider la République, c’est ne pas inviter de dictateurs en grand appareil à Paris ». Telles sont les fortes paroles prononcées par le candidat Hollande au Bourget le 22 janvier 2012.
L’annonce de l’intervention française vient de susciter de nouvelles flambées de violence.
L'intervention militaire française en Centrafrique a commencé. Le Conseil de sécurité des  Nations unies a donné à cette opération de police internationale une prétendue légitimité en invoquant, cette fois encore, des raisons humanitaires.
De nouveau, la France va jouer son rôle de gendarme de l’Afrique en envoyant 800 soldats supplémentaires (400 soldats déjà présents) en Centrafrique ravagée par les violences de la Seleka.
Bien que les porte-paroles de l’armée française tentent de relativiser les difficultés qu’ils rencontrent sur le terrain, la situation sécuritaire se dégrade de jour en jour.
Depuis que Michel Djotodia s’est emparé du pouvoir par les armes en renversant la dictature de Bozizé en mars 2013, la situation du pays au fil des jours devient de plus en plus effroyable.

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