Ford

Après la fermeture définitive de l’usine Ford Aquitaine Industries (FAI), à Blanquefort, dans l'agglomération bordelaise, Ford Getrag l'usine voisine est à son tour menacée. Avec 50 % de Ford Getrag, Ford est le seul patron par les commandes.

Éditions Libertalia, 96 pages, 8 euros.
Nous étions près de 900 à manifester le 22 septembre, environ 70 salariéEs de l’usine, leurs familles… pour poursuivre le combat engagé depuis des mois contre la fermeture de l’usine et les 900 suppressions d’emplois. 
Depuis le lancement de la procédure PSE, le 26 juin dernier, nous sommes face à un compte à rebours terrible. Les dernières réunions auront lieu le 20 novembre. Donc nous n’avons même pas 3 mois pour réaliser un nouvel exploit qui consiste à sauver des centaines d’emplois.
C’était la reprise du travail à la fin du mois d’août, après nos 4 semaines de congés. Enfin, quand on dit reprise du travail, c’est presque une façon de parler car l’activité se réduit encore un peu plus.
Enfin l’usine ferme… pour les 4 semaines de congés d’été, jusqu’au 20 août. Ces vacances sont les bienvenues, peut-être plus que d’habitude.
Confrontés à la faiblesse de la mobilisation des salariéEs, nous cherchons les moyens de maintenir quand même une pression sur Ford comme sur les pouvoirs publics. 
C’est dans des conditions difficiles que nous avions décidé d’organiser, le 30 juin à Bordeaux, une manifestation unitaire contre la fermeture de l’usine Ford et contre les licenciements partout. 
La bataille en cours contre la fermeture de l’usine se mène peut-être sans l’espoir de changer l’issue qui nous est promise depuis dix ans.
Ce qui se passe à l’usine Ford de Blanquefort est un scandale, un scandale ordinaire certes, mais un scandale auquel il ne faut surtout pas s’habituer.

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