Ford

Après la fermeture définitive de l’usine Ford Aquitaine Industries (FAI), à Blanquefort, dans l'agglomération bordelaise, Ford Getrag l'usine voisine est à son tour menacée. Avec 50 % de Ford Getrag, Ford est le seul patron par les commandes.

Le constructeur automobile BMW prolonge jusqu’au 30 avril l’arrêt de production de ses usines en Europe, en Afrique du Sud et aux États-Unis. De son côté, Ford a annoncé que sa suspension de production en Europe durera au moins jusqu’au 4 mai.
L’inspecteur du travail en charge du dossier vient de donner l’autorisation administrative de licenciement des élus de l’usine Ford.
Après la vague de licenciements des salariéEs de Ford, il restait encore à licencier les “salariés protégés” par un mandat syndical. La procédure était plus complexe, puisque l’inspecteur du travial devait autoriser le licenciement économique.
Après une fermeture d’usine, les semaines qui suivent les licenciements, bien sûr que ce n’est pas très palpitant. Les collègues se trouvent confrontés aux difficultés réelles et multiples de retrouver un emploi et surtout un emploi correct.
La « chronique » de l’usine Ford Blanquefort n’est pas encore tout à fait terminée. Une nouvelle saison débute en quelque sorte. C’est celle de l’après-lutte ou de l’après-fermeture. Car il y a évidemment un après.
Le lundi 21 octobre, un accord entre Ford, l’État et les collectivités territoriales était entériné lors d’un comité de suivi, piloté par la préfète, en présence de tout le monde, y compris de Ford. 
Ford dit « go further » ? Nous aussi ! 
Il s’agissait sans doute, ou peut-être pas (qui sait ?) des dernières initiatives de la CGT-Ford. Ce samedi 21 septembre se sont déroulées une manifestation dans les rues de Bordeaux puis une soirée de solidarité au Krakatoa.
Le jugement est tombé, malheureusement sans surprise.

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