fiscalité

Avec Macron (comme avec ses prédécesseurs), c’est un vrai mélimélo. Ceux d’en haut payent toujours moins, ceux d’en bas ont la double peine : des taxes et des ­services publics (hôpitaux, écoles, …) dégradés.

Le 17 novembre, ce sont près de 300 000 « gilets jaunes » qui ont participé à plus de 2 000 rassemblements et/ou actions de blocage.
En matière de fiscalité sur les ménages finançant le budget de l’État, il y a deux grands types d’impôts. D’une part, l’impôt sur le revenu, qui est « progressif » : plus on est riche, plus le taux d’imposition est élevé, et donc plus on paie d’impôt en proportion de son revenu.
Le gouvernement ne cesse de vanter son effort pour le pouvoir d’achat.
Le constat est sans appel, le gouvernement le reconnaît lui-même : aujourd’hui, près de 300 000 gilets jaunes sur les routes et dans les rues, et plus de 2000 blocages ou rassemblements.
Après des jours de confusion, le pouvoir a confirmé que le prélèvement à la source serait mis en place à partir du 1er janvier 2019... Mais une première brèche de discorde s’est ouverte au sein du gouvernement.
Non seulement les entreprises licencient ou suppriment des postes, mais elles le font avec le renfort de fonds publics, dont certains sont censés être destinés à préserver les emplois.
Le gouvernement prétend que l’augmentation de la CSG « compensée » par la suppression des cotisations sociales a pour but d’augmenter le pouvoir d’achat de la population. La réalité est différente…
« Ce n’est pas contradictoire de constater que cette politique avantage les plus riches et de considérer qu’elle va dans le bon sens », estime d'après
Stéphane Richard, le PDG d’Orange, est franc : il a annoncé qu’« à titre personnel, [la transformation de l’ISF] va réduire à peu près de moitié [sa] facture » fiscale. Il économisera 125 000 euros d’impôts, soit 9 années de Smic net à temps plein. 

Pages

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.

S'abonner à fiscalité