élection présidentielle

Retour sur une année marquée par une campagne électorale riche en émotions, mais aussi et surtout par un investissement au côté de celles et ceux qui refusent de se résigner face à un système de plus en plus injuste et barbare. 

Jeudi 20 avril, nous avons fait une dernière réunion publique pour clore la campagne. Alex, militant guyanais nous a fait l’honneur de venir jusqu’à Poitiers pour nous faire part de la situation en Guyane qui a mené jusqu’à la révolte (éducation, services publics, racisme d’État etc).
Le meeting de la région parisienne a rassemblé mercredi 19 avril environ 1 200 personnes dans une grande salle de l’autre côté du périph.
Mardi 18 avril, véritable succès : 1 600 personnes. Une réussite à la hauteur de l’énergie déployée par une centaine de militantEs durant plusieurs semaines, renforcée par l’organisation de bus et de co-voiturage de la région.
Le premier tour confirme ce que l’on sentait venir : une grande instabilité politique, une poussée à droite de l’échiquier politique, et une gauche délabrée.
Amiens était plus coutumier du passage de Macron ou de Le Pen dans la région, pour séjourner au Touquet ou rencontrer le MEDEF dans une brasserie de la ville que pour leur intérêt porté aux ouvriers-es et aux luttes sociales.
Malgré plus de 19 % des voix, huit points supplémentaires par rapport à 2012, le candidat de La France insoumise a eu pourtant beaucoup de mal à cacher une déception mâtinée de rancœur lors de son allocution dimanche soir...
Derrière l’aventure personnelle de Macron, on trouve le grand patronat et une partie du personnel politique du PS et de la droite. Rien d’étonnant donc à ce que la bourse ait pris 4,5 % au lendemain du premier tour.
Marine Le Pen se qualifie pour le second tour, avec 21,3 % des suffrages, et bat son record de voix. Et ce serait normal ? 
Parmi les candidats à la primaire de droite, Fillon ne partait déjà pas favori. Sa victoire est en partie due au rejet de Sarkozy ex-président trop bling-bling, empêtré dans les affaires, et à celui de Juppé, suspecté de centrisme.

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