Egypte

Alors que l’opposition est accusée d’instrumentaliser la crise du covid-19, les faits révèlent que c’est bien le régime militaire qui exploite la crise pour atteindre ses objectifs et redorer son image de marque.

Moubarak avait été condamné à la prison à perpétuité pour corruption, mais aussi et surtout pour la mort de quelque 850 manifestantEs lors du soulèvement ayant conduit à sa chute en 2011. Il a été blanchi en appel le 29 novembre de ces deux chefs d’accusation.

Un jugement inique

À l’heure de l’offensive de l’État Islamique en Irak et en Syrie, et du renforcement du Maréchal Sissi en Égypte, c’était salle comble à Port-Leucate pour tenter de comprendre, où en est le processus révolutionnaire international ouvert en 2011 et visiblement en grand danger aujourd’hui. 
Entretien. Lors de son passage à Londres, nous avons rencontré Mostafa Bassiouny, membre des Socialistes révolutionnaires, principale organisation révolutionnaire en Égypte.
Il y aurait actuellement 41 000 personnes détenues en Égypte pour des motifs politiques, dont environ 700 mineurEs. Seulement 4 % d’entre elles seraient accusées de délits terroristes, et 89 % de participation pacifique à des actions politiques.
Le pouvoir militaire égyptien vient de franchir un nouveau cap dans la répression qu'il mène contre toute forme d'opposition, en confirmant la condamnation à mort de 183 membres ou sympathisants présumés des Frères Musulmans, portant le nombre des condamnations à mort confirmées à 247.
Le maréchal Sissi recherchait un certain vernis démocratique pour asseoir sa légitimité face à ses bailleurs étrangers. Le résultat étant connu d’avance, le seul élément déterminant était le taux de participation...

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