éducation

On aurait aimé qu’après – notamment – la tragédie du Bataclan, la détestable métaphore selon laquelle les grévistes prendraient les usagerEs « en otage » soit définitivement reléguée aux oubliettes.

La réforme des rythmes scolaires est en train de mettre le feu dans l’Éducation nationale. Jeudi 17 janvier, environ 150 enseignantEs du 1er degré étaient en grève dans le 92, principalement dans le nord du département.
Les enseignants parisiens (supposés être bienveillants pour le gouvernement) ont donc été les premiers à exprimer massivement le rejet d'une politique qu'ils jugent nuisible pour les enfants et le service public national.
Le gouvernement a fait connaître le projet de décret Peillon aménageant la semaine dans le premier degré.


Dans bien des endroits, la rentrée 2012 a été extrêmement difficile : effectifs trop élevés, structures d’accueilqui explosent, non-remplacement des enseignants absents.
Les étudiants québécois sont en grève contre la hausse des frais d’inscription de 1 600 dollars canadiens sur cinq ans. Une histoire militante déjà riche est en train de s’écrire : déjà plus de 100 jours de grève, 30 manifestations nocturnes, des milliers d’heures d’assemblée générale.
Il y a trois ans, le niveau d’étude minimum pour passer les concours d’enseignement est passé de bac+3 à bac+5 (c’est la mastérisation). De plus, les enseignants stagiaires (la première année après le concours) passaient d’un tiers-temps à un temps plein.

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