éducation

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron il y a maintenant presque deux ans, pas un secteur professionnel n’est épargné par des réformes de fond visant à réorganiser la production tant manuelle qu’intellectuelle.

Lundi 25 mars, le conseil de Paris a adopté un vœu afin que la réforme des rythmes scolaire soit mis en place dès septembre 2013, à 474 voix, contre 69. Devant la mairie, près d’unE enseignantE sur deux en grève scandait avec colère l’abrogation du décret Peillon-Delanoé.
Les débats à l’Assemblée Nationale sur la loi d’orientation et de refondation de l’école, présentée par Vincent Peillon, ont commencé. Cette loi se situe dans la stricte continuité de la politique scolaire des gouvernements de Chirac et Sarkozy.
Sarkozy avait fait de la LRU (Loi liberté et responsabilité des universités) « une des plus grandes réussites de son mandat»… aux conséquences désastreuses. L’autonomie financière des établissements a mis un tiers d’entre eux en déficit.
Hollande avait affirmé faire de l’école une priorité de son quinquennat.
Le congrès de la FSU se réunissait en pleine mobilisation dans l’enseignement primaire : le 12 février, plus de 60 % des professeurEs des écoles, ainsi que des personnels territoriaux et des animateurs, étaient en grève contre le décret sur les rythmes scolaires.
 
La réforme des rythmes scolaires est en train de mettre le feu dans l’Éducation nationale. Jeudi 17 janvier, environ 150 enseignantEs du 1er degré étaient en grève dans le 92, principalement dans le nord du département.
Les enseignants parisiens (supposés être bienveillants pour le gouvernement) ont donc été les premiers à exprimer massivement le rejet d'une politique qu'ils jugent nuisible pour les enfants et le service public national.
Le gouvernement a fait connaître le projet de décret Peillon aménageant la semaine dans le premier degré.

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