économie

300 milliards € en France, 1100 milliards € en Allemagne, 2000 milliards $ aux États Unis : il n’y a pas d’argent « magique » pour l’hôpital… il coule à flots pour « aider » les capitalistes.

Introduction à l'université d'été par Galia Trépère. La victoire de Syriza le 25 janvier avait suscité beaucoup d’espoir. Elle était ressentie comme une victoire de ceux qui refusaient l’austérité.
La dette publique grecque est insoutenable. C’est clairement reconnu par le FMI, la Banque centrale européenne (BCE), les USA, et même désormais par le gouvernement allemand. Pourtant, l’accord du 13 juillet ne comprend aucune clause sur la dette...
La mise en scène par les politiciens et les médias de la tragédie grecque tend à en faire un événement aux arcanes mystérieux dont le peuple grec serait responsable et coupable, inévitable victime expiatoire...
Assez de la dictature de la finance !
Après le Non massif au référendum puis les pressions d’Obama et l’appel de Christine Lagarde à négocier rapidement, accompagnés de la complaisance de Tsipras offrant sa propre capitulation à ses créanciers, on aurait pu imaginer que l’Eurogroupe accepterait tel quel l’accord voté par le Parle
Entretien. Syndicaliste dans la banque et militant du CADTM (Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde), Patrick Saurin est l’auteur de nombreux articles et a participé à plusieurs ouvrages sur la dette publique.
Avant la crise, la dette privée a fortement augmenté : l’offre de crédit a été stimulée par les taux d’intérêt très bas des banques centrales, la quête du profit bancaire, et la certitude que les autorités publiques ne laisseraient pas une grande banque faire faillite (« too big to fail »)...
La « discussion » entre la Grèce et ses « créanciers européens » porte notamment sur le caractère et les origines de la dette publique.
La dette publique française a pris son envol dans les années 1970... Pendant les Trente Glorieuses, le budget de l’État était à peu près équilibré. Mais la crise a changé la donne et les déficits publics se sont accumulés...

Pages

Licence créative commons

Nos articles sont publiés sous licence Créative Commons. Voir les détails.

Souscrire à économie