droit du travail

Le 7 juin dernier, l’Assemblée nationale adoptait le projet de loi initialement intitulé « Liberté de choisir son avenir professionnel », censée doter les travailleurEs des plateformes d’un nouveau cadre social.

Les divisions au sein du Parti socialiste et de la majorité sont, depuis le début du quinquennat de Hollande, monnaies courantes.
Le patronat et la droite osaient à peine en rêver. Avec son début de réécriture du Code du travail, le gouvernement Hollande-Valls se propose de passer à l'acte : faire table rase de plus d'un siècle de droits des salariéEs, conquis souvent de haute lutte.
Entretien. Membre du Syndicat des avocats de France (SAF) et à ce titre de la campagne CQFD (Ce code qu’il faut défendre), Judith Krivine intervient au côté des salariés, organisations syndicales et institutions représentatives du personnel,
Par Clémentine Autain (Ensemble), Olivier Besancenot (NPA), Eric Coquerel (Parti de gauche), Gérard Filoche (PS), Willy Pelletier (Fondation Copernic), Pierre Laurent (PCF), Eric Beynel (Solidaires), Fabrice Angei (CGT) et Noël Daucé (FSU)
Sous l’impulsion du Syndicat des avocats de France (SAF), 307 justiciables ont décidé d’attaquer l’État en responsabilité en raison des délais excessifs de procédure devant les juridictions sociales dont ils ont été victimes.
Le patronat et la droite osaient à peine en rêver, le gouvernement Hollande-Valls se propose de passer à l'acte : faire table rase de plus d'un siècle de droits des salariéEs conquis souvent de haute lutte.
On n’a retenu de cette mobilisation que le Contrat première embauche, un nouveau type de contrat pour les jeunes de moins de 25 ans permettant une période d’essai de deux ans.
Derrière l’affirmation de grands principes, les 61 articles du rapport Badinter censés être placés en préambule du prochain code du travail ouvre la voie à un dynamitage complet du droit du travail.

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