droit du travail

Le 7 juin dernier, l’Assemblée nationale adoptait le projet de loi initialement intitulé « Liberté de choisir son avenir professionnel », censée doter les travailleurEs des plateformes d’un nouveau cadre social.

La loi Macron n’est même pas sortie du Parlement que la loi Rebsamen est déjà sur le point d’y entrer, avec son nouveau cortège d’attaques contre les droits des travailleurEs...
Sans surprise, le Sénat, ce vieux machin, a considérablement durci les dispositions de la loi Macron, en particulier celles consacrées au droit du travail.
Présenté au Conseil des ministres ce mercredi, le projet de loi relatif au dialogue social, qui fait suite à l’échec de la négociation interprofessionnelle sur ce thème, était censé opérer une conciliation entre revendications syndicales et patronales.
Une fois de plus, les patrons ont de quoi se réjouir des dernières annonces de Valls-Hollande : pas seulement des sous mais des dérogations au code du travail.
Mathieu Gallet, PdG de Radio France, chargé par le gouvernement de dégraisser l’entreprise, reste droit dans ses bottes, sûr du soutien du CSA, qui l’a désigné à l’unanimité.
Parmi les dispositions de la loi Macron adoptée en première lecture à coup de 49-3 le 17 février dernier, celles relatives à l’extension du travail du dimanche et de nuit ont focalisé l’attention au détriment d’autres, tout aussi contestables, comme celles portant sur les licenciements collec
Dans la foulée de son passage en force sur la loi Macron, le gouvernement reste dans sa logique : « déblocage » de la société, suppression des rigidités du marché du travail qui constitueraient un obstacle aux embauches...
Comme chaque 8 mars, le gouvernement va multiplier les belles déclarations d’intention en faveur des femmes alors que sa politique, de la loi Macron à la destruction des services publics, aggrave les inégalités, la précarité, la double journée...
L’internationale du patronat cherche à remettre en cause le droit de grève au niveau mondial. La Confédération internationale syndicale (dont en France la CGT, la CFDT et FO) organisait le 18 février une journée de mobilisation en réplique.

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