droit du travail

Dans un rapport paru le 11 février, la DARES (direction du ministère du Travail chargée des études et de la statistique) a pointé le nombre particulièrement élevé de ruptures conventionnelles conclues en 2018 : 437 700, soit une hausse de 3,9 % par rapport à l’année précédente. 

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État au Numérique, a profité du récent salon Viva Technology pour effectuer une série d’annonces « pour les start-up ». Encore une fois, le gouvernement montre une volonté de tout faire pour aider… les patrons et les actionnaires.
Les reculs que le gouvernement Macron tente d’imposer sont l’aboutissement brutal d’une longue succession d’attaques, stratégiquement opérées par le patronat pour obtenir la mise à bas du système de protection sociale issu des conquêtes du milieu du 20e siècle.
Avec l’ordonnance sur la « prévisibilité et la sécurisation des relations sociales », les patrons ont à leur disposition une palette d’outils pour gérer une force de travail de plus en large… et de moins en moins contraignante.
Depuis plusieurs mois le gouvernement travaille sur un projet de loi justement nommé « Pacte », destiné selon le ministre de l’Économie Bruno Lemaire à « faire grandir les sociétés françaises et mieux associer les salariés à leurs résultats ».
Non contents d’affaiblir les protections collectives, les gouvernements répondent toujours présents aux exigences du patronat visant à réduire au minimum les protections individuelles. 
La semaine dernière, le gouvernement a annoncé fièrement sa réussite concernant la révision de la directive sur les travailleurEs détachés. Un accord a été trouvé.
Durant le mois d’août, Macron a entrepris une tournée dans l’est de l’Union européenne pour convaincre les pays visités d’accepter un futur texte européen qui resserrerait les boulons sur le travail détaché.
Au-delà de la multiplication des attaques contre les droits des salarié-e-s, ce qui se joue à travers les ordonnances Macron est un changement complet du mode d’organisation des relations sociales, alignant la situation de la France sur celle de ses « partenaires »-concurrents européens…
Après un débat express conclu le 13 juillet, l’Assemblée nationale a autorisé le gouvernement à réformer le Code du travail par ordonnances. Mais c’est dans les coulisses que se joue le contenu précis de ces dernières.

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