crise économique

À l’heure où les annonces de licenciements se multiplient dans les grandes et moyennes entreprises, il est important de se représenter le nombre réel, bien plus important, de suppressions d’emplois.

Entre mars et juin, le gouvernement aura fait adopter trois lois de finances rectificatives, consacrées essentiellement à donner des dizaines de milliards au patronat, et quelques miettes au reste de la société.
La crise actuelle marque-t-elle, comme on l’entend souvent, un retour de l’État, rompant avec l’ère néolibérale ?
Les masses d’argent dépensées par les États pour sauver l’économie sont colossales. Bien supérieures aux sommes déjà astronomiques qui avaient été engagées pour sauver les banques en 2008-2009.
À Caudan, à Choisy ou à Maubeuge, les salariéEs n’ont pas attendu le détail des annonces de Renault pour s’y opposer.
Tous les médias l’ont claironné : le chômage baisse aux USA à la surprise générale : après avoir grimpé de 3,5 % en février à 14,7 % en avril, il aurait baissé en mai à 13,3 %.
Tout doit changer pour que rien ne change ? « Jours d’après » ou « jours heureux », ces dernières semaines, Macron, Philippe et leurs amis ont eu plein la bouche des mots qui résonneraient à la mesure de la crise sanitaire et sociale que nous traversons.
Toute la filière, constructeurs automobiles proprement dits, équipementiers et sous-­traitants, subit depuis des années une véritable casse sociale.
Prendre la mesure de l’ampleur de la crise est nécessaire pour riposter aux attaques présentes et à venir, juger des réponses du gouvernement tournées vers le sauvetage des entreprises, et des impasses dans lesquelles s’enliserait le mouvement ouvrier à proposer des mesures de simple relance « in
D’après « un baromètre de l’attractivité » récemment publié par une société spécialisée dans le conseil aux grandes entreprises, la France était devenue en 2019 la première destination en Europe pour les investissements étrangers devant la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

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