Corée du Nord

Le sommet intercoréen organisé du 18 au 20 septembre à Pyongyang entre les chefs d’État Moon Jae-in et Kim Jong-un marque leur volonté de garder l’initiative politique. Il s’est tenu dans un contexte géostratégique mouvant.

La Corée du Nord se trouve sous les feux de l’actualité, avec toute la panoplie de caricatures sur les rapports entre les deux « fous » que seraient Trump et Kim Jong-un.
De Park Chan-wook. JSA, sorti en 2000, est enfin projeté en salle en France. L’actualité y est peut-être pour quelque chose.
En quatre mois, les dirigeants nord et sud-coréens ont repris la main sur Trump – et radicalement modifié la donne.
L’offensive étatsunienne dans la région se déploie sur de multiples fronts dans une région en pleine déstabilisation. Tour d’horizon. Les sanctions économiques
Dans un contexte local et régional qui porte la marque de l’impérialisme US, les choix politiques du régime nord-coréen sont loin d’être irrationnels.
Dimanche 2 septembre, la Corée du Nord a réalisé son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour. Elle affirme avoir testé avec succès une bombe H.
Le « facteur » Trump ajoute une incertitude de plus à une situation déjà très dangereuse. Il a dérouté un porte-avion US et sa flottille pour les positionner au large de la Corée, et il souffle au fil de ses déclarations le chaud militariste et le froid diplomatique.
La guerre de Corée (1950-1953) remonte à 65 ans, mais aucun traité de paix n’a été signé, seulement un armistice. La péninsule vit toujours officiellement sous état de guerre, une situation qui n’est pas formelle.
Malgré le rapprochement sino-américain qui commence avec l’entrée de la République populaire de Chine au conseil de sécurité de l’ONU (1971) et le voyage de Nixon à Pékin (1972), les conditions n’ont jamais été réunies pour mettre définitivement fin à l’état de guerre dans la péninsule coréen

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