capitalisme

La crise actuelle marque-t-elle, comme on l’entend souvent, un retour de l’État, rompant avec l’ère néolibérale ?

Souvenir souvenir… C’était il y a trois ans, en pleine campagne présidentielle. Depuis janvier, le candidat de droite Fillon, si pur, si droit, si froid, s’enfonce dans la tourmente au fil des révélations du Canard enchaîné.
Les masses d’argent dépensées par les États pour sauver l’économie sont colossales. Bien supérieures aux sommes déjà astronomiques qui avaient été engagées pour sauver les banques en 2008-2009.
Le syndicat CGT de l'usine PSA de Borny s'est adressé dans un tract publié en français et en polonais aux ouvriers de l'usine PSA Opel  de Gliwice qui ont été transférés de Pologne dans les usines PSA situées en France.
Pendant le confinement, les affaires ont continué – et même décollé – pour les plateformes de livraison de repas, la santé et la sécurité de leurs livreurEs passant au second plan.
De grands placards publicitaires dans la presse quotidienne, adressés à « Mesdames et Messieurs les élus », ont rappelé l’attachement des patrons suisses au « moins d’État », leur rejet de toute nouvelle « charge » et leur amour du frein à l’endettement, donc à l’austérité.
Lundi 8 juin, le site financier Investir titrait que, pour la Bourse de Paris, le « gap » avait été comblé, ce qui veut dire que le CAC 40 est revenu au niveau d’avant le confinement. À New York aussi la Bourse atteint le niveau du début mars.
Le 18 mai, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont tenu une conférence de presse commune annonçant leur accord sur une proposition de création d’un fonds pour la relance de l’économie européenne de 500 milliards d’euros, destinés à soutenir les pays les plus touchés par la crise.
Réglons son compte à cette véritable « fausse nouvelle » selon laquelle la fermeture envisagée de 4 usines par Renault serait la conséquence du coronavirus.
Pour la deuxième fois depuis le début du siècle, les gouvernements d’Amérique du Nord et d’Europe interviennent massivement avec des fonds publics et en collaboration avec les banques centrales pour renflouer des secteurs entiers de l’économie et prévenir un effondrement économique général.

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