Calais

La marche solidaire, partie le 30 avril de Vintimille, a effectué sa dernière étape sur le territoire français le 7 juillet dernier.

En renvoyant l’Aquarius et ses passagers, le ministre fasciste de l’Intérieur italien a brisé un tabou, celui d’un principe humanitaire de base, partagé jusqu’alors, au moins formellement, par la plupart des pays européens : le devoir d’assistance à personnes en danger. 
À quelques jours du démantèlement, le dispositif policier autour de la « jungle » se resserre, et la propagande du pouvoir, reprise par les médias, veut faire croire à une opération humanitaire maîtrisée et parfaitement organisée...Calais, ville de non-droit
Le pouvoir a décidé de détruire le campement de la Lande à Calais. Laisser faire sera tragique pour les migrantEs, pour Calais et pour notre monde.
Après l'interdiction de manifester de la préfecture jeudi 29 septembre, interdiction confirmée au tribunal administratif de Lille hier, la volonté de ce gouvernement d'empêcher à Calais toute expression de solidarité avec les migrants se confirme.
Le NPA s’insurge contre la scandaleuse décision prise hier par la préfète du Nord-Pas-de-Calais d’interdire la manifestation de demain, 1er octobre, à Calais.
La situation à Calais est effroyable : effroyable pour les milliers de réfugiés, le plus souvent Syriens, qui après avoir échappé à la mort dans leur pays et leur exode, cherchent à braver les derniers obstacles pour atteindre la Grande Bretagne.
Les déclarations de Cazeneuve vendredi dernier et la manifestation pour le « démantèlement de la jungle de Calais » ont remis au-devant de la scène le scandale de la politique de rejet des migrants en Europe et en premier lieu en France.
Les migrantEs connaissent mieux la carte de France que bien des Français. Connaissez-vous Ouistreham, Guilberville ou Barneville-Carteret ? Outre Dieppe, Dunkerque ou Cherbourg, ces villes du littoral deviennent des lieux d’installation et de tentatives de traverser la mer.
Deux jours après l’adoption par la Communauté européenne de mesures d’exception contre les migrants, les antiracistes sont descendus dans les rues de nombreux pays pour y exprimer leur colère et leur dégoût envers l’Europe forteresse.

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