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De l’ordre de 80 milliards d’euros sont soustraits chaque année aux comptes de l’État, essentiellement par les plus riches et les entreprises. C’est établi et, pourtant, depuis des années, l’État nous balade. 

La droite et les patrons n’ont eu de cesse ces derniers temps de stigmatiser les couches populaires coupables à leurs yeux de vivre au-dessus de leurs moyens, de frauder, voire de se complaire dans le « faux travail ».
La polémique a fait long feu : menace de Sarkozy agitant le spectre d’une « sanction immédiate » des marchés en cas de victoire de Hollande ; riposte de ce dernier se faisant fort de les dompter, en commençant par interdire les nouveaux instruments spéculatifs sur la dette française.



Dans l’Eurocrise qui se prolonge, on reproche constamment à nos dirigeants politiques d’être chaque fois en retard sur les événements et de ne pas anticiper (bien que certains puissent penser qu’ils sont déjà complètement dépassés).
Le 4 octobre 2011, un communiqué a annoncé le démantèlement de la banque Dexia pour éviter sa faillite.Sa situation est significative des turpitudes et des impasses du capitalisme et souligne la nécessité de mesures radicales pour soustraire le crédit et la monnaie aux intérêts du capital.
Les menaces des agences de notation sont des outils aux mains des gouvernements pour imposer toujours plus d’austérité.
La dictature de la finance continue d’étrangler les peuples, et cette semaine, après avoir abaissé la note de l’Espagne, Moody’s s’attaque à la France.
Quelle que soit leur couleur politique, un grand nombre de collectivités publiques se sont laissé séduire par les sirènes du profit. Les pertes auxquelles elles doivent faire face aujourd’hui risquent fort d’être supportées par les populations.
Dans les méandres de la nouvelle affaire Tapie, il est parfois un peu compliqué de s’y retrouver, d’autant qu’il faut d’abord se familiariser avec quelques termes techniques abscons tels que « structure publique de défaisance » ou encore « tribunal arbitral »… Essayons donc de faire simple !
Les moqueries de quelques ministres du gouvernement Fillon, comme Ch. Lagarde ou F. Baroin en charge de l 'économie et du budget, ne sauraient cacher l'agacement et la peur du monde de la finance et de ses serviteurs politiques à l'encontre de ceux et celles qui ont relayé l'appel d'E.

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