Airbus

Une machine à cash : c’est ainsi que toute une génération de salariéEs voit désormais Airbus.

Le jeudi 8 juin, la cinquantaine d’ouvriers du nettoyage de la chaîne A330 se sont mis en grève pour que leur nouvel employeur, la société ONET, respecte un accord salarial obtenu l’année précédente par une grève de quatre jours contre l’ancien employeur la société TFN.
Le groupe Airbus réunit trois entités : les avions civils (Airbus Avions), le militaire et les satellites (Airbus Défense et Espace) et les hélicoptères (Airbus Hélicoptères).
La nouvelle usine d’Airbus à Mobile, dans l’État de l’Alabama aux États-Unis, a été inaugurée en grande pompe la semaine dernière. Elle s’ajoute aux sites d’Airbus à Toulouse, Hambourg et Tianjin (Chine), pour l’assemblage des appareils de type A320.
Avec un chiffre d’affaires en hausse de 7 % et un résultat net en hausse de 68 %, Airbus pète la santé...
C’est ce qu’avait déclaré Tom Enders, PDG d’EADS, lors du Salon du Bourget en juin 2013. Le taux de rentabilité actuel du groupe est de 6 %, mais ça ne suffit pas : le capital a soif de profit, il lui en faut toujours plus.
1,9 % d’augmentation de salaire ainsi qu’une prime d’intéressement de 557 euros brut ; voilà ce qu’a proposé la direction lors de la dernière séance de négociation, vendredi 23 avril. Ce jour-là déjà, près de 8 000 salariés ont cessé le travail à l’appel de l’intersyndicale.
Le week-end dernier tous les salariés d’Airbus France ont reçu chez eux une lettre de la direction leur indiquant le montant de la prime de participation : environ 150 € !

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