Air France

7 500 suppressions de poste annoncées par Air France, 15 000 chez Airbus, 3 000 chez Daher, des milliers de suppressions en perspective dans les entreprises de la filière : le patronat veut nous faire payer la crise.

L’entreprise a annoncé 6500 suppressions d’emplois sur les 41000 que compte la compagnie. Et quasiment la moitié pour sa filiale régionale Hop !, avec 1020 sur 2140.
Entre 8000 et 10 000 suppressions d'emplois pour un groupe de 55 000 salariéEs. Sans parler des sous-traitants qui n’ont aucune protection…
Dix milliards au groupe Air France KLM, dont 7 pour Air France et 3 pour KLM. Et cette aide s’ajoute aux 2 milliards sous forme de chômage partiel fournis pour un tiers par nos cotisations ASSEDIC et deux tiers nos impôts, économisant à Air France le paiement des salaires jusque 4500€ net.
Lorsque la vague épidémique est arrivée sur l’Ile-de-France, les aéroports ont aussi été en première ligne.
Le nouveau PDG canadien, payé plus de 4 millions d’euros
Un accord salarial a finalement été signé à Air France : 2 % rétroactif au 1er janvier 2018, 2 % au 1er janvier 2019, 100 euros d’augmentation de la prime uniforme annuelle.
Le nouveau PDG d’Air France/KLM venu d’Air Canada, Benjamin Smith, a pris ses fonctions le 15 septembre, en avance sur la date prévue. Car la crise est profonde à Air France, qui a vu le précédent PDG essuyer une défaite cuisante lors du référendum de mai sur les salaires.
Air France vient de rendre public le coût de la grève de février à mai : 330 millions d’euros, soit plus de trois fois le montant de la revendication, et rien n’est réglé après le départ du PDG Janaillac fin mai, suite à sa défaite lors du référendum interne.
Le référendum qui a vu la direction d’Air France perdre avec une très forte mobilisation des salariéEs n’en finit pas de produire ses effets. 

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