Services publics

Alors que nous sommes dans la troisième semaine de la réouverture des écoles et des collèges, le matraquage médiatique bat son plein pour affirmer, à l’unisson du ministre, que tout se passerait très bien, qu’élèves et enseignantEs seraient même ravis de se retrouver.

Aux agentEs de la fonction publique demandant des moyens de protection pour leur santé, le gouvernement répond par des menaces de sanctions !
Deux postiers ont reçu le 24 mars une amende pour s’être rendus dans un bureau de poste afin de défendre leurs collègues puisqu’aucune me­sure sanitaire n’était respectée. Les deux repré­sentants syndicaux ont alors vu la police interve­nir pour les obliger à sortir du dépôt.
Lorsque la situation de pandémie a été annoncée en France, le groupe La Poste a fait le minimum vis-à-vis des postierEs et de la responsabilité sociale qui consiste à prendre des mesures pour enrayer la contamination.
C’est en plein confinement que les enseignants du premier degré ont pris connaissance d’un projet de carte scolaire sanglant pour la rentrée de septembre 2020. La direction académique des Hauts-de-Seine prévoit de fermer plus de 200 classes contre une centaine d’ouvertures !
Au CCAS de Clermont-Ferrand comme partout ailleurs, le manque d’équipement a été criant, surtout au départ. L’intersyndicale a lutté pour obtenir du matériel de protection1.
Les E3C, cela n’a pas été seulement du travail en plus quasiment non payé (0,86 cent la copie…) et imposé par la hiérarchie coûte que coûte, voire en réprimant (25 lycéenEs au moins en garde à vue pour des blocus en Île-de-France, 9 enseignantEs menacés de sanctions en Gironde…).
La DGESCO (direction générale de l’enseignement scolaire) vient d’annoncer de nouvelles directives adressées aux écoles : l’élargissement de l’accueil des enfants de nouveaux personnels «affectés aux missions d’aide sociale à l’enfance», recouvrant les assistant-es de service social, techniciens
À Saint-Denis, Villetaneuse, Épinay-sur-Seine et l'Île-Saint-Denis, il ne reste qu'un bureau de poste ouvert pour 190 000 habitants.
Dans une note de communication interne appelée « Temps réel », envoyée le 1er avril, qui sonne comme une mauvaise blague, la SNCF annonce que cinq jours de repos devront être pris par touTEs les cheminotEs pendant le confinement au nom de « l’effort de solidarité demandé par le gou

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