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Profitant de l’impossibilité d’une mobilisation des personnels depuis mars, Blanquer et Vidal prennent leur revanche. Leur projet se décline en trois axes. D’abord, la diminution du nombre d’enseignantEs. Ensuite légaliser une école à plusieurs vitesses.

Alors que depuis les « rentrées scolaires » post-confinement, et tout particulièrement celle du 22 juin, les annonces de cas de Covid-19 dépistés (en particulier sur des agentEs) se multiplient, et alors que les épidémiologistes pensent toutes et tous raisonnable d’envisager l’éventualité d’une d
Mardi 23 juin, le rectorat de Poitiers a signifié à trois enseignantEs du lycée Desfontaine de Melle (Deux-Sèvres), Aladin Lévêque, Cécile Proust et Sylvie Contini, la prolongation pour quatre mois de leur suspension, s’ajoutant aux quatre mois dont il et elles avaient déjà écopé en mars, suite à
Depuis le 16 mars, les campus universitaires sont fermés. L’heure a été à la « continuité pédagogique » – c’est-à-dire au passage au tout numérique.
Àl’image de ce qui s’était passé pendant les vacances de printemps, Jean-Michel Blanquer met en place un dispositif ciblant les élèves « décrocheurs », leur permettant de revenir à la fin des vacances d’été dans leur établissement, pour suivre des cours de soutien.
La réouverture « progressive » des écoles du 11 mai au 22 juin a permis toutes les audaces. Celles d’une école « à la carte » qui rompt avec le principe d’une école obligatoire et donc commune à toutes et tous.
Le confinement a prouvé à quel point Blanquer était un homme de parole.
Début juin, les profs ont été viséEs par une campagne de dénigrement fallacieuse dans laquelle le ministre a joué un rôle majeur. Son timing et son contenu n’étaient pas anodins. Rappelons que l’ouverture des écoles à touTEs les élèves à partir du 2 juin était un leurre.
Si Naomi Klein n’avait encore écrit La stratégie du choc, la crise sanitaire que nous traversons aurait pu l’inspirer et être illustrée par la politique du gouvernement dans l’Éducation.
La mobilisation se poursuit pour la réintégration d’Anthony Smith, inspecteur du travail de la Marne suspendu depuis maintenant deux mois, et l’abandon des poursuites disciplinaires à son encontre.

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