Économie

Entretien. Nous avons rencontré Éric Toussaint, économiste, porte-parole du réseau international du CADTM (Comité pour l’abolition des dettes illégitimes, présent dans plus de 30 pays), membre de la direction de la IVe internationale.
Nous sommes de toute évidence partis pour une longue crise. Une période où la santé, voire la vie de chacunE est en danger, et il serait catastrophique que gouvernement et patrons puissent la gérer à leur guise.
La pandémie de Covid-19 révèle d’abord et avant tout l’état dramatique dans lequel 40 ans de libéralisme ont mis le système de santé.
Quelle crise ? Quelle sortie ? Ce court article, dont l’auteur tient à préciser qu’il n’engage que lui, vise à esquisser des hypothèses soumises à la discussion.
Darmanin (ministre de l’Action et des Comptes publics) a eu une riche idée : lancer un appel à la « solidarité nationale » pour financer un fonds d’indemnisation de 2 milliards d’euros à destination des « travailleurs indépendants », c’est-à-dire en fait les plus petites entreprises mises en péri
On commence à prendre conscience de l’ampleur du désastre : nous allons connaître la plus grande importante récession de l’après guerre.
En France, des milliers de salariéEs travaillent d’arrache-pied pour que les activités dites essentielles perdurent. A ce titre les personnels de la fonction publique sont sur le pont et parmi eux les agentEs des Finances publiques.
Nous l’appellerons peut-être bientôt la « crise de 2020 », la « coronacrise » ou le « coronakrach »
Je suis sûr que lorsque cette catastrophe sera terminée, la science économique dominante et les autorités diront qu’il s’agit d’une crise exogène qui n’a rien à voir avec des défauts inhérents au mode de production capitaliste et à la structure sociale de la société.

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