Histoire

En mai 1968, à Renault Billancourt comme ailleurs, l’espoir massivement partagé était que la grève générale serve à quelque chose, que cela change vraiment. Les revendications étaient élaborées dans les ateliers et services. Mais où étaient elles-discutées ?

Renault Billancourt est, en 1968, une usine de 38000 travailleurEs où sont représentées 56 nationalités parmi lesquelles prédominent Algériens, Marocains et Portugais. La CGT est majoritaire dans l’usine, et le PCF l’organisation politique la plus importante.
C’est sous le signe de mai 1968 que se fera la prochaine fête du NPA en région parisienne. Pour nous, il ne s’agit pas d’une simple commémoration, mais de se nourrir, d’apprendre, de tirer des leçons d’une des principales grèves générales qu’a connues la France au 20e siècle.
Extrait de Ernest Mandel, « Leçons de Mai 68 », les Temps modernes, juillet 1968. 
En permettant la jonction du mouvement étudiant et du mouvement ouvrier, la manifestation du 13 mai donna à ce dernier une nouvelle confiance en ses forces, ce qui aboutit à la plus grande grève générale que la France ait jamais connue.
L’explosion sociale de mai-juin 1968 ne fut pas un coup de tonnerre dans un ciel serein.
Le Parti communiste tchéco­slovaque (PCT) avait subi, comme ceux de Hongrie ou de Pologne au début des années 1950, les procès et purges staliniennes
Sur le campus de Rouen, où les facultés sont occupées depuis plus d’une semaine, le 16 mai 1968, de jeunes salariés de l’usine Renault de Cléon viennent apporter la nouvelle : la grève avec occupation vient d’être décidée et la direction est séquestrée.
Alain Pojolat, 20 ans, salarié de la BNP à Paris.
Pierre B., 20 ans, étudiant à Paris.

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