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Grâce à un aléa constitutionnel, nous allons pouvoir nous opposer au plan de privatisation d’une des grandes entreprises gardant encore un statut d’entreprise publique, le Groupe Aéroports de Paris.

L’occupation du CCE d’Air France le 5 octobre et les nombreuses grèves chez Lufthansa depuis le début de l’année répondent à l’offensive générale menée contre les salariés du transport aérien.
À Air France, le révélateur qu’a constitué la geste de la chemise arrachée du DRH continue de produire ses effets...
Avant le 5 octobre, pour tous – gouvernement, éluEs, grands médias, économistes – l’affaire était simple : Air France était une compagnie au bord du gouffre qu’il fallait réformer (comprendre « réduire le coût du travail »), ce qui serait fait par des patrons de grande qualité, chantre du « d
La direction a mis donc les bouchées doubles pour licencier en urgence « pour faute lourde » quatre agents du Fret Cargo d’Air France.Le Premier Ministre avait insisté à plusieurs reprises pour que la Direction d’Air France se fasse très vite justice elle-même.
Le 5 octobre, les images des deux cadres s’enfuyant chemise arrachée ont provoqué une vague de jubilation dans de larges secteurs du monde du travail.
Les résultats du troisième trimestre du Groupe AF/KLM qui viennent d’être publiés arrivent au plus mauvais moment pour la direction.
Gouvernement et médias aimeraient que la situation à Air France retombe dans les ornières habituelles du « dialogue social », c’est-à-dire la soumission des syndicats aux exigences patronales.

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