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Les annonces désastreuses pour les salariéEs de l’aérien s’enchainent. Airbus, après avoir cherché à maintenir sa production tout sauf indispensable, annonce maintenant des baisses d’activité avec des conséquences directes pour les salariéEs, les filiales et les sous-traitants.

La pandémie du coronavirus a entraîné le quasi-arrêt d’un trafic aérien. Bien des compagnies aériennes, certaines menacées de faillite, demandent des reports de livraisons avant, sans aucun doute, d’annuler des commandes.
Suite à la crise du Covid-19, le personnel d’Easy Jet a été mis au chômage partiel en France.
Alors que lors de la première semaine de confinement, du 16 au 20 mars, la plupart des usines liées à la production aéronautique avaient cessé toute production, parfois sous la pression directe des travailleurs exerçant ou menaçant d’exercer leur droit de retrait, on a vu la semaine dernière se m
Depuis le 16 mars, il y a eu dans l’aéronautique un processus de révolte contre le maintien des activités non-essentielles, que le patronat du secteur voulait au départ maintenir, et ce alors que l’immense majorité des compagnies aériennes ont suspendu leurs vols.
Notre patron a retenu l’essentiel des discours du gouvernement : « l’économie ne doit pas s’arrêter ». Et ce sont les patrons des gros groupes les plus féroces pour nous obliger à travailler alors que le gouvernement hypocrite appelle le reste de la population à se responsabiliser.
Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, l’a annoncé le 11 mars à la sortie du Conseil des ministres : « La privatisation ne saurait se poser… compte-tenu des conditions actuelles du marché ».
Je travaille chez un sous-traitant des compagnies aériennes (Easyjet, Air Algérie…) présent dans 6 aéroports français et qui s’occupe de l’assistance au sol. Une centaine de salariéEs, avec une moyenne d’âge autour de 30 ans, dans cette entreprise installée sur l’aéroport depuis un an et demi.
La marche vers la privatisation totale d’Aéroports de Paris est, jusqu’en mars prochain, bloquée par le processus du RIP (« référendum d’initiative partagée »). Le fait même qu’il y ait eu un blocage parlementaire sur la question est révélateur du climat politique actuel.
Malgré le silence des grands médias et du gouvernement, malgré l’absence de campagne officielle, la campagne pour obtenir un referendum concernant la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) bat son plein.

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