S. Bernard

L’objectif des projets de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) instaurés par Juppé en 1995 était d’instaurer des mesures d’économies et de saper ainsi le principe fondamental de la Sécu « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».

À coups de « 49-3 » le gouvernement a fait adopter le 4 mars 2020, en première lecture, la loi de réforme des retraites. Le 16 mars, la crise sanitaire obligeait Macron à « suspendre toutes les réformes à commencer par la réforme des retraites ».
Lors de sa récente visite à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, Macron, vigoureusement interpellé par des hospitalierEs, a fait ce qu’il sait le mieux pratiquer, le bla-bla-bla pour vanter « les piliers » de son plan pour l’hôpital.
Les politiques d’austérité ont étranglé depuis une trentaine d’année l’hôpital public. Elles ont aussi négligé les risques épidémiques alors que les gouvernements ne pouvaient ignorer que des maladies graves et contagieuses peuvent survenir à tout moment.
Édouard Philippe avait accepté la proposition CFDT d’ouvrir une conférence de financement et de retirer du projet de loi l’âge pivot, à condition que « les partenaires sociaux s’accordent sur d’autres modalités de financement afin d’équilibrer le régime de retraite universel ».
Dans l’exposé des motifs de la loi sur les retraites présenté au Conseil des ministres, il est précisé que « le gouvernement entend contribuer à la construction de la protection sociale du 21e siècle, en mettant en place un système universel ».
Le pouvoir veut imposer à tout prix les retraites par points. Des politiciens et des médias soulignent l’amateurisme et l’incompétence du gouvernement.
Entretien avec un médecin hospitalier parti prenante de la mobilisation dans les hôpitaux publics. Nous avons fait le point sur la situation dans ces établissements et sur la mobilisation actuelle.

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