Raphaël Alberto

La réouverture « progressive » des écoles du 11 mai au 22 juin a permis toutes les audaces. Celles d’une école « à la carte » qui rompt avec le principe d’une école obligatoire et donc commune à toutes et tous.

Alors que nous sommes dans la troisième semaine de la réouverture des écoles et des collèges, le matraquage médiatique bat son plein pour affirmer, à l’unisson du ministre, que tout se passerait très bien, qu’élèves et enseignantEs seraient même ravis de se retrouver.
L’annonce par Macron de la réouverture « progressive » des crèches, écoles, collèges et lycées à partir du 11 mai a surpris tout le monde. Elle a aussi fortement inquiété les élèves, parents et personnels de l’éducation qui se sentent sacrifiés à l’aune des intérêts économiques. 
En plein confinement, un arrêté vient d’être publié au Journal officiel
Contrairement à ce qu’a prétendu Jean-Michel Blanquer, la fermeture des écoles n’avait pas du tout été anticipée, tant sur le plan technique que pédagogique.
La fermeture des écoles est une mesure nécessaire et utile qui va dans le sens de la protection des élèves, de leurs familles et des personnels. Elle s’accompagne, comme Jean-Michel Blanquer l’a décrété, d’une politique volontariste de « continuité pédagogique ».
Donc, ils ferment. Il y avait en réalité assez peu de suspense, tant la décision de fermer les crèches, écoles et universités apparaissait comme la seule rationnelle pour freiner temporairement l’épidémie.
Plus un mensonge est gros, plus il passe. C’est ce qu’a dû se dire Jean-Michel Blanquer en laissant entendre, lors de l’une de ses très nombreuses interviews à la radio, que 99,9 % des enseignantEs étaient d’accord avec lui.
Après la pause forcée, au moins en ce qui concerne la grève, pendant les deux semaines de vacances, la reprise du mouvement dans l’Éducation nationale était un pari difficile. Avec un gros enjeu : secteur clé, il était scruté par tout le monde.

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