Manu Bichindaritz

Dans la commune de Stains en Seine-Saint-Denis une fresque en hommage à Adama Traoré et Georges Floyd dénonçant les violences policières a été très attaquée par le syndicat Alliance Police National. Celui-ci appelait à un rassemblement en vue de repeindre la fresque aujourd’hui.

Tout doit changer pour que rien ne change ? « Jours d’après » ou « jours heureux », ces dernières semaines, Macron, Philippe et leurs amis ont eu plein la bouche des mots qui résonneraient à la mesure de la crise sanitaire et sociale que nous traversons.
Mercredi 20 mai, à l’invitation des associations et syndicats composant le cadre unitaire « Plus jamais ça, préparons le jour d’après »
Le 1er Mai avait déjà sonné comme un rappel : ce jour-là, à Montreuil, la police, avec des dizaines de cars, avait nassé et contrôlé des dizaines de manifestantEs et même les membres de la brigade de solidarité populaire qui distribuait de la nourriture gratuitement ; dans les 18e et 20e arrondis
Des masques disponible par millions, par dizaines de millions, par centaines de millions ? Oui, mais dans les rayons de supermarchés !
Dans un entretien accordé au Figaro le mardi 31 mars, Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, soit l’un des grands argentiers du pouvoir, lance sa cagnotte : un « grand appel à la solidarité nationale » pour lutter contre le coronavirus.
Les 15 et 22 mars, il y a fort à parier que le verdict des urnes va être sévère pour le pouvoir en place. Le gouvernement fait feu de tout bois pour échapper à la sanction, les candidatEs cachant bien mal leur appartenance au parti présidentiel.
À moins d’un mois des élections municipales, le paysage politique se fait jour. Pour la galaxie macroniste, entre affaiblissement du socle social, divisions internes et sanction populaire, l’épreuve des urnes devrait être sévère.
Ce début de semaine est marqué par l’ouverture du débat parlementaire sur le projet de loi des retraites. Pluie d’amendements et cris d’orfraie de la majorité devant « l’obstruction parlementaire », le théâtre peut commencer… Mais l’essentiel est ailleurs.

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