Julien Salingue

Les « grands médias » français ne s’en font guère l’écho, mais une revendication fait son chemin outre-Atlantique, à la faveur des mobilisations historiques contre le racisme et les violences policières : celle de l’abolition de la police.

Sous la pression des récentes mobilisations et de l’opiniâtreté de la famille Traoré, « l’affaire » Adama Traoré a connu de nouveaux développements au cours des dernières semaines.
Rien de nouveau sous le soleil.
Le 12 juillet, Mediapart publiait sur son site le premier volet d’une enquête concernant Bernard Squarcini, ancien chef des services secrets intérieurs durant le quinquennat Sarkozy.
Le 18 juillet prochain aura lieu, à Beaumont-sur-Oise (Val d’Oise), la marche annuelle commémorant le meurtre d’Adama Traoré, tué par les gendarmes le 19 juillet 2016.
Depuis plusieurs jours, c’est à un véritable déferlement de haine raciste et sexiste que l’on assiste sur les réseaux sociaux, ciblant la députée de La France insoumise Danièle Obono.
Une formidable accélération politique. C’est ainsi que l’on peut décrire ce que nous avons vécu ces dernières semaines autour de la question du racisme et des violences policières.
«Les personnes identifiées comme noires et arabes font l’objet de biais et de pratiques discriminatoires d’ordre systémique dans le cadre de leurs relations avec les forces de l’ordre. » Quel est donc le collectif « communautariste » et/ou « séparatiste  qui a osé écrire cette perfidie ?
Exilé à Barcelone depuis son cuisant échec lors de la « primaire de gauche » en 2017 et son élection douteuse lors des législatives, Manuel Valls a de nouveau la bougeotte.
Les « grands médias » français ne s’en font guère l’écho, mais une revendication fait son chemin outre-Atlantique, à la faveur des mobilisations historiques contre le racisme et les violences policières : celle de l’abolition de la police.

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