Gaston Lefranc

À l’heure où les annonces de licenciements se multiplient dans les grandes et moyennes entreprises, il est important de se représenter le nombre réel, bien plus important, de suppressions d’emplois.

Entre mars et juin, le gouvernement aura fait adopter trois lois de finances rectificatives, consacrées essentiellement à donner des dizaines de milliards au patronat, et quelques miettes au reste de la société.
Depuis le début du confinement, le dispositif d’activité partielle (ou « chômage technique ») a coûté un « pognon de dingue » : plusieurs dizaines de milliards (31 selon la dernière loi de finance rectificative) donnés au patronat pour les aider à payer les salaires de 7 millions de salariés
Le gouvernement avait interdit la manifestation. Malgré cela, des milliers de manifestant.e.s ont convergé vers la place de la République samedi après-midi.
Tous les médias l’ont claironné : le chômage baisse aux USA à la surprise générale : après avoir grimpé de 3,5 % en février à 14,7 % en avril, il aurait baissé en mai à 13,3 %.
Depuis le début de la crise, le chômage technique explose.
L’ampleur de la crise économique est sans précédent depuis la guerre. Le gouvernement table désormais sur une chute de la croissance de 8% en 2020. En réalité, elle sera sans doute supérieure à 10%.
Partout dans le monde, les États mettent le paquet pour venir en aide aux capitalistes.
La nouvelle a fait grand bruit lundi : le prix du pétrole serait devenu négatif ! Ce n’est pas le cas : le cours du baril (WTI : pétrole américain ou Brent : pétrole de la mer du Nord) a fortement chuté ces dernières semaines, mais il reste positif, désormais entre 15 et 20 $.
Dans la nuit de vendredi à samedi, les députéEs ont voté à la quasi-unanimité une nouvelle loi de finances rectificative, moins d'un mois après celle votée fin mars. Les cadeaux au patronat flambent, passant de 45 milliards en mars à 100 milliards aujourd'hui.

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