Denis Godard

Après la journée du 30 mai, le 20 juin, acte 2 des sans-papiers, a été un nouveau succès.

Qu’il s’agisse de ceux répertoriés par l’Observatoire des libertés publiques créé par Maurice Rajsfus (voir page 12), par Amnesty International ou les sites contre les violences policières, les crimes policiers ont une constante.
Le 30 mai a surpris tout le monde et en premier lieu… le pouvoir. Des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans une dizaine de villes.
Il est bien sûr trop tôt pour dire que ce samedi 30 mai aura été un tournant. Mais les ingrédients sont là. Le matin, des milliers ont défilé dans les rues de Maubeuge dans le Nord contre les annonces de suppressions d’emplois à Renault et la menace de fermeture de leur usine.
Le coup de pression de la préfecture de police n’a pas marché. La Marche des Solidarités n’annulera pas la manifestation prévue à Paris le 30 mai pour la régularisation des sans-papiers, la fermeture des centres de rétention et des logements décents pour touTEs.
Qu’il s’agisse du confinement ou du déconfinement, il y a de nombreux exemples qui montrent que l’urgence sanitaire et la protection des populations ne sont pas l’impératif majeur du pouvoir. D’où, pour dire le moins, ses inconséquences et atermoiements.
Union nationale, guerre, couvre-feu, état d’urgence : ces mots, et les mesures qui vont avec reviennent, justifiés aujourd’hui au prétexte de la crise du coronavirus, comme en 2015 ils étaient justifiés par la menace terroriste. On nous dira que ça n’a rien à voir ?
Ça fait longtemps qu’on alerte. Désormais ce ne sont plus des alarmes.
À l’initiative du collectif Vies Volées et du comité Adama, les collectifs des familles de victimes des violences policières ont lancé un appel à une marche contre les violences policières le 14 mars prochain.

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