Correspondant.e.s Sncf

La crise sanitaire n’est même pas encore finie que la direction de la SNCF et le ministère de Penicaud cherchent à licencier notre collègue Éric. Les cheminots ont été en première ligne, comme beaucoup d’autres métiers, depuis le début de la pandémie.

Pas de trêves contre les capitalistes !
Les cheminots ont subi l’épidémie de plein fouet, avec un taux de contamination très supérieur à la moyenne. Nous avons déjà payé un lourd tribut à la crise sanitaire et voilà qu’on nous présente la note de la crise économique qui commence.
Bien que l’activité de la SNCF ait été largement réduite, de nombreux cheminot.e.s n’ont pas été confiné.e.s depuis le 16 mars. En particulier les métiers de l’accueil, de la sécurité et du nettoyage sont fortement sollicités, alors qu’ils sont en première ligne, sans protection suffisante.
Le gouvernement a pris dès le début beaucoup de retard dans la gestion de la crise sanitaire du fait de la pandémie de Covid-19, et cela dans tous les domaines : confinement de la population pour ralentir l'épidémie, commande de matériel de protection pour les secteurs « essentiels », dont celui
Basile, cheminot à Paris-Est, raconte les conditions d’exercice à la SNCF en réponse aux annonces du gouvernement sur la reprise du travail et du trafic. Les mesures de protection sont loin d’être suffisantes.
Comme le reste du pays, la SNCF est bousculée par l’invisible virus. Ordres et contrordres en haut lieu. Des drames aussi, comme cet accident qui vient d’avoir lieu aujourd’hui, 18 mars, où un TER près de Strasbourg a percuté trois cheminots qui travaillaient le long des voies.
Le fonctionnement de la SNCF se ralentit petit à petit, au fur et à mesures de la prise en compte, lente, de la réalité de la crise sanitaire.
Alors que cela fait plusieurs semaines que le Coronavirus occupe tous les esprits, il semble que la SNCF, trop occupée à mettre en place les réorganisations liées à l’éclatement de l’entreprise en 5 Sociétés Anonymes depuis le 1er janvier, soit passé à côté. 
Une centaine de cheminotEs se sont rassembléEs à Montparnasse pour défendre Julien, collègue contrôleur. Il est convoqué à un entretien disciplinaire pour une sanction supérieure à une journée de mise à pied. Nous réclamons l’abandon des poursuites et qu’il n’y ait aucune sanction.

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