Compte rendu de la réunion publique du 11 décembre à Aubagne.

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La dernière réunion publique de l’année a réuni plus de 70 personnes dans la salle des Marronniers, le jeudi 11 décembre à Aubagne.
Le comité Aubagne La Ciotat avait invité trois intervenants pour présenter le NPA à travers trois thèmes :
- Les raisons et les objectifs de la construction du NPA avec Alain CASTAN, du Comité d’Animation National du NPA.
- La place de l’écologie dans le programme du NPA avec Jean-Louis MARCHETTI, de la commission nationale "écologie" du NPA.
- L’engagement des quartiers populaires dans le NPA avec Abdel ZAHIRI, de la commission nationale "quartiers populaires" du NPA.

En préambule, la parole est donnée en ouverture aux lycéens de Joliot Curie et de La Ciotat.

Les lycéens bloquent le lycée. Le mouvement s’est mis en place spontanément, prenant de cours les organisateurs. Un vote a eu lieu mardi et sur 1500 lycéens, prés de 700 se sont exprimés, 102 étaient contre le blocage, et 30 abstentions.

Demain vendredi, une AG fera le point sur la situation nationale et départementale. Le blocage cessera samedi afin de préparer une meilleure coordination et une plus forte mobilisation des lycéens pour la rentrée.

L’objectif des lycéens c’est l’abrogation de la réforme Darcos. Ils s’efforcent de montrer que leur combat est responsable, non sèche-cours, et attache une grande importance à la sécurité et à la non violence.

La lycéenne de La Ciotat se désole de la dé-informations des lycéens et des parents d’élèves. Elle s’attriste encore plus lorsqu’après avoir dialogué sur la réforme Darcos, on lui donne raison, mais pourtant personne ne bouge, même pas « La Marseillaise ».

Après cette intervention, la réunion reprend son ordre du jour :



1/ Les raisons et les objectifs de la construction du NPA par Alain CASTAN, du Comité d’Animation National du NPA.

Le vif du sujet est abordé avec les lycéens dont le mouvement se caractérise par le fait que tout le monde est touché : les lycéens, les profs, les parents d’élèves.

Les luttes ne sont pas nouvelles, mêmes permanentes. Elles ont du mal à aboutir car au final il manque la perspective politique.

C’est un des constats qu’a fait la LCR, et qui l’a conduite à la décision de se dissoudre, pour former un parti puissant qui permettra d’aboutir au nécessaire changement de société.

Un pari qui s’est construit bizarrement au travers de divers comités locaux, où les militants sont majoritairement des gens qui n’appartiennent à aucune structure.

En Janvier aura lieu le congrès de fondation, basé sur des textes fondateurs et statuts, rédigés par les comités. Rien n’est figé, plutôt expérimental, nombre de questions sont en débat, si ce n’est le fondement immuable :

ABATRE LE CAPITALISME.



2/ La place de l’écologie dans le programme du NPA par Jean-Louis MARCHETTI, de la commission nationale « écologie » du NPA

Face aux enjeux écologiques j’ai placé mon espoir dans le NPA. Une avalanche d’exemples suit, du traité de Kyoto à celui de Poznan, en passant par les intérêts privés d’une société Japonaise et la centrale nucléaire en décrépitude de Tricastin-Bollène, puis des mineurs d’uranium Nigériens, montrant, que, malgré les cris sur la maison terre qui brûle, les prix Nobel …, les prévisions de catastrophes proches, graves et irréversibles, les engagements promis sont soit différés, soit tronqués au profit de convenances économiques, notamment concernant le rejet de CO2.

Seule une bataille politique forte avec les gens dans la rue pourront faire plier et renverser ce système. Inutile d’espérer transiger. Seule une Démocratie jusqu’au bout, une démocratie des « Producteurs » (travailleurs), afin de mettre en place un socialisme démocratique.



3/ L’engagement des quartiers populaires dans le NPA : par Abdel ZAHIRI, de la commission nationale « Quartiers populaires » du NPA (voir vidéo)

Le NPA est un parti qui rassemble les luttes, les quartiers n’ont pas d’autres choix, d’autres espoirs que le NPA. Le NPA s’attaque au vrai problème : LE CAPITALISME.

Lorsqu’il discute dans les quartiers, il explique que si ça va mal ce n’est pas à cause de l’autre, du voisin, mais à cause du système CAPITALISTE, le seul qu’ils connaissent et qui les incitent, eux aussi, à devenir Capitaliste, à rêver de fric, de voitures, de maisons.

Le NPA n’est pas grillé dans les quartiers car il n’a rien promis et pas tenu comme d’autres.

Les quartiers souffrent de clivage. Pourquoi des réunions comme ce soir ne se tiennent-t-elle pas dans les quartiers, aussi ?

A Avignon tout un quartier a rejoint le NPA. Ils sentent qu’au sein du NPA, les questions du voile, de la kippa, de la laïcité pourront être dépassées. Il s’agit dans un premier temps de créer des passerelles.

Deux lycéens prennent la parole et reconnaissent avoir peur de rentrer dans les quartiers du Charrel ou de la Tourtelle, n’appartenant pas à leurs groupes (les Kékés, les Babas cools …)

Une militante du NPA leur répond que l’on a tord de cet à priori. Elle en témoigne par la distribution de tracts qu’elle a fait pour cette réunion, dans ces quartiers, ou des échanges très chaleureux, très conviviaux l’ont agréablement surpris.

Une militante de Ballon Rouge s’insurge que l’on tienne ces propos de surprises, de découvertes des quartiers, qui ne sont pas l’image de non droit que l’on nous renvoie. Elle travaille avec les quartiers depuis longtemps, et ne s’attendait pas qu’ici, ainsi que de la part d’Abdel, on puisse parler des quartiers ainsi.

Abdel acquiesce, il est anormal de stigmatiser les quartiers, pourtant les clivages sont là. Il évoque avec fierté la venue du préfet dans son quartier, à Avignon, simplement, sans déploiement de force, juste pour dialoguer. Il explique que la préoccupation des gens des quartiers est leur survie et ils n’attachent que peu d’importance aux problèmes d’écologie qui pourraient survenir dans 10 000 ans.

Là dessus Jean-Louis souligne son accord avec l’analyse d’Abdel si ce n’est sur l’échéance des problèmes écologiques qui pour lui ne sont pas pour le passé mais maintenant, et il termine sur ces mots :

LE CAPITALISME A TOUT POURRI, LA TETE, LE CORPS, LA TERRE.


René MARIN
- Militant NPA
- Militant CUAL
- Militant Mouvement Paix
- Militant PCF jusqu’au 31 décembre 2008 car on vient de me signifier, à ma grande tristesse, que ma carte ne me sera pas renouvelée en 2009 car les statuts du parti n’accepte pas la double appartenance.



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